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Même si le secteur de l’assurance se porte mieux, il ne baisse pas la garde alors que les élections fédérales pointent leur nez. "L’activité d’assurance constitue un soutien considérable pour l’économie", rappelle Assuralia dans son mémorandum adressé au monde politique. C’est que certaines idées émises de-ci, de-là ne sont pas toujours des plus heureuses, aux yeux d’Assuralia.

Ainsi, l’idée d’une assurance familiale obligatoire pour les personnes ayant autorité sur des mineurs. En soi, rien à redire sur le principe. Sauf que… "Si l’assurance est obligatoire, qui va en contrôler le respect", interroge Hans de Cuyper. Qui devra prendre cette assurance : le père, la mère, le couple ? Qu’en sera-t-il pour les personnes qui ne pourront plus être assurées pour un tarif normal, comme tel est le cas en RC auto ou en assurance habitation pour les personnes cumulant les sinistres ? Rendre une telle assurance obligatoire - 90 % des Belges en possèdent déjà - mériterait donc une réflexion plus poussée.

Assuralia ne tire plus, désormais, sur la taxe de 2 % imposée par le fédéral sur tout nouveau versement sur une assurance-vie individuelle. Le Belge semble en avoir fait son deuil.

Par contre, les assureurs plaident pour une indemnité de rachat allant au-delà des 8 premières années du contrat. Pourquoi ? Pour éviter des retraits - massifs - en cas de hausse importante des taux à court terme. Sinon, les dindons de la farce seraient les clients fidèles, qui perdraient des plumes en raison d’une baisse de rendement du portefeuille.

Les assureurs demandent également - est-ce étonnant ? - une plus grande flexibilité du monde de travail afin de répondre aux attentes du client, qui veut s’informer à tout moment et attend aussi des réponses à tout moment.

Plus étonnant pour le grand public, Assuralia invite les Communautés en charge de l’enseignement à étendre l’offre pour actuaires et médecins de l’assurance, deux métiers en pénurie.