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Les directions des Editions de l'Avenir et de Nethys ont découvert "avec stupéfaction", samedi matin, le "récit à charge et truffé de mensonges" décrivant, dans les colonnes du quotidien, "l'affrontement des trois dernières années avec Nethys", indiquent-elles dans un communiqué. "Tant la couverture du journal que les pages intérieures de ce 'récit' ont été insérées au dernier moment dans la maquette, à l'insu de la ligne éditoriale et au mépris de toutes les règles déontologiques dans une entreprise de presse", regrettent-elles.

Pour rappel, la rédaction du quotidien L'Avenir est revenue ce samedi sur les trois dernières années de sa relation avec l'entreprise Nethys (actionnaire du journal depuis 2014) dans un long article où le journal reproche à l'entreprise "un manque de vision et une stratégie de pourrissement" et se dit "sous pression depuis trois ans". (LIRE TOUS LES DETAILS ICI)

Selon la direction de Nethys et celle des Editions de L'Avenir, "l'article est truffé de mensonges, de procès d'intention, d'éléments sortis de leur contexte dans l'unique but de jeter le discrédit sur Nethys et ses dirigeants".

Qualifiant d'"incroyable" le reproche relatif à une absence de vision, elles rappellent que "le rachat de L'Avenir par Nethys répondait à un stratégie claire, celle d'adosser un quotidien d'informations régionales à un groupe de télécommunication (VOO) et d'affronter de cette façon les géants mondiaux sur un terrain qu'ils n'occupent pas". "Il s'agissait d'ailleurs d'un projet innovant pour la Wallonie", ajoutent les directions.

Pour ces dernières, "il était clair, dès le départ, qu'une restructuration et un plan de redéploiement étaient absolument nécessaires dans un contexte d'effondrement de la publicité dans la presse écrite, d'érosion des ventes et d'absence presque totale de stratégie digitale".

"Laisser penser que Nethys a volontairement fait traîner ce dossier dans 'une stratégie de pourrissement' n'a évidemment aucun sens" puisque que cela revenait à aggraver la situation économique du journal, poursuivent les deux directions. "Mais il est exact qu'il convenait pour l'Avenir d'avoir un plan solide, réaliste et qui rétablisse la viabilité à long terme, conditions auxquelles ne répondaient pas les premiers plans exposés par le management", admettent-elles en défendant par ailleurs leur directeur des rédactions, Philippe Lawson, mis en cause par la rédaction du journal.

"Il est curieux de constater qu'il était jusque là unanimement considéré par l'ensemble de la presse belge comme un brillant journaliste mais que, recruté par Jos Donvil - et non pas 'par Liège' comme affirmé dans l'article - pour prendre la direction des rédactions, il en devient soudainement peu convaincant", écrivent-elles à ce propos.

Par ailleurs, "il n'y a jamais eu d'ingérence" de la part de la direction de Nethys vis-à-vis de la rédaction, assure le management. "Aucun coup de téléphone n'a jamais été adressé à Thierry Dupiereux sur aucun sujet et aucune réunion n'a jamais été organisée afin d'interdire d'écrire sur tel ou tel sujet", affirme-t-il.

"Les directions condamnent donc tant la méthode utilisée pour avoir fait paraître cette couverture et cet article que son contenu qui tient à essayer de faire croire que Nethys est responsable d'un manque de vision, d'inaction et d'ingérence dans la rédaction", indiquent-elles enfin.


---> LIRE ICI: les journalistes de l'Avenir s'expriment dans leur journal sur la relation avec l'entreprise Nethys