Entreprise

Un conseil d'entreprise extraordinaire est convoqué ce jeudi à 9h sur le site de NLMK à Clabecq. A l'ordre du jour : " la situation économique de NLMK Clabecq", sans plus de précision. Selon les syndicats, on ne devrait pas y annoncer de bonnes nouvelles. La RTBF, citant un représentant syndical de la FGTB, évoque la suppression de 150 à 200 emplois, sur les 520 travailleurs fixes que compte l'entreprise sidérurgique, et auxquels s'ajoutent 70 intérimaires.

Le bilan financier de NLMK Clabecq est mauvais depuis des années, de l'aveu même de ses gestionnaires. A Clabecq, on transforme des brames (des blocs d'acier) venus de la maison-mère en Russie en tôles, en plaques qui sont ensuite vendues par NLMK Manage.

"Cela veut dire que Clabecq supporte les coûts sans faire de bénéfices puisqu'ils sont réalisés par Manage", explique Lahoucine Ourhribel, permanent CSC Metea du Brabant wallon. "L'unité où l'on fabrique des plaques est lourdement déficitaire, malgré les efforts de la direction pour la rendre rentable. Le groupe NLMK pourrait décider de la fermer. Mais plusieurs scénarios sont possibles", ajoute le syndicaliste. Et d'évoquer une possible délocalisation de la production de plaques vers d'autres usines du groupe ou la volonté de NLMK de recentrer la production à Clabecq sur des tôles à haute valeur ajoutée.

Lahoucine Ourhribel ne veut pas s'avancer à faire des prévisions mais il s'attend à ce que l'on annonce jeudi "très probablement un repositionnement stratégique et le lancement d'une procédure Renault, vu le contexte mondial de surcapacité de production d'acier et la stagnation des ventes".

"Les organisations syndicales devront imaginer un scénario alternatif à celui que devrait annoncer la direction. Nous n'accepterons pas un bain de sang social, qu'on sacrifie des travailleurs. Marre qu'ils soient considérés comme une variable d'ajustement des coûts !", lance le permanent de la CSC.

Le groupe sidérurgique russe NLKM est le premier producteur mondial de brames. Sa filiale belge, NLMK Belgium Holdings compte trois sites (Clabecq, Manage et La Louvière) et emploie près de 1200 personnes. La Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, est actionnaire du holding à 49%.