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La taxe kilométrique doit entrer en vigueur le 1er avril. L’UPTR conseille à ses membres de contester individuellement chaque facture. Elle renonce finalement à attaquer les textes de loi wallons, flamands et bruxellois.

Une taxe au kilomètre qui remplace un forfait

L e 1er avril, c’en sera théoriquement fini de l’eurovignette pour les poids lourds en Belgique. Les plus de 3,5 t devront désormais s’acquitter d’une taxe kilométrique, un prélèvement proportionnel à l’utilisation venant donc remplacer un système forfaitaire. Ce dernier coûtait, grosso modo, entre 1 000 et 1 500 euros pour chaque camion, selon son gabarit. La nouvelle taxe frappant les transporteurs est plus douloureuse. Petit tour des enjeux de cette réforme fiscale qui pourrait, à terme, concerner les véhicules à usage privé.

1. Les tarifs. La taxe est fixée selon une grille tarifaire identique partout en Belgique, établie selon le gabarit des poids lourds (nombre d’essieux) et le respect de normes européennes de pollution. En Région bruxelloise, une tarification spécifique est d’application car l’ensemble du réseau routier (les axes communaux compris) est soumis à la taxe kilométrique. En Flandre et en Wallonie (voir infographie pour les tarifs), seules les autoroutes et certaines nationales sont concernées.

2. Les recettes budgétaires. A titre d’exemple, la Région wallonne escompte une recette annuelle de 220 millions d’euros, sous réserve d’une première évaluation du dispositif, programmée après une année de fonctionnement, précise le cabinet de Christophe Lacroix (PS), ministre wallon du Budget. Le coût de la taxe pour l’autorité wallonne est de 23 millions d’euros, ce budget finançant toutes les mesures d’accompagnement. A Bruxelles, on table, à partir de 2017, sur une recette de 30 millions d’euros pour un coût annuel d’un peu plus de 5 millions. Ces recettes sont largement supérieures à celles de l’eurovignette.

3. Quels véhicules sont concernés ?

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