Entreprise

Fnac Belgique avait annoncé récemment son intention de supprimer 57 emplois sur les 456. La procédure Renault est donc en cours. 

Mais si le groupe a annoncé qu'il n'y aurait pas de fermeture de magasins, il avait annoncé une réorganisation, aussi bien dans la stratégie commerciale que pour les employés.

Ce mardi, un nouveau conseil d'entreprise extraordinaire a donc eu lieu et la direction a précisé ses intentions par rapport à l'organisation du travail.

"C'est le chaos. Les représentants du personnel ont été heurtés par ce que la direction a annoncé. C’est vraiment le minimum du minimum (au niveau des droits, NdlR)", nous dit Anne-Marie Dierckx, permanente syndicale à la CNE.

Polyvalence, flexibilité, déplacements

"La réorganisation implique la polyvalence, la variabilité des horaires mais ils ont aussi ajouté le déplacement des travailleurs entre les différents magasins. La distance peut aller jusqu’à 50 km. Et les horaires ne seront connus que maximum 4 semaines à l’avance.", précise Anne-Marie Dierckx.

"Ils ont annoncé aussi la suppression d’une série d’avantages. Les congés d'ancienneté seront supprimés. Et désormais, les travailleurs auront maximum huit samedi de libres par an", nous dit-elle. 

Le groupe Fnac s'inspire du modèle Vanden Borre, qui est dans le giron du groupe Darty... racheté par la Fnac en 2016. Un modèle qui mise sur la polyvalence des employés.

Les mauvais résultats du groupe de ces derniers temps avaient poussé la Fnac à revoir son organisation ainsi que sa stratégie commerciale.