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Le ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) s'est félicité mardi de l'accord social trouvé ce week-end aux Editions de l'Avenir (EdA), tout en déplorant néanmoins que quatre licenciements secs ne puissent être évités. "Cela reste socialement compliqué. Ces quatre pertes d'emploi, c'est une triste nouvelle", a commenté M. Marcourt en commission du Parlement où il était interrogé par le député Olivier Maroy (MR).

Le ministre a néanmoins salué l'effort financier consenti par l'actionnaire Nethys pour parvenir à l'accord social bouclé dimanche.

"C'est beaucoup d'argent qui est mis sur la table. Je ne suis pas sûr que beaucoup d'autres acteurs auraient eu les poches si profondes...", a-t-il ajouté.

Après des mois de conflit social aux Editions de l'Avenir, M. Marcourt estime qu'il faut à présent "tourner la page" et "faire en sorte que cet organe de presse redevienne un journal de qualité".

"Passons à autre chose et essayons de retrouver la sérénité. (...) L'hyperpolitisation de ce dossier n'a malheureusement pas aidé à trouver une solution dans les meilleurs délais", a-t-il déploré.

L'évocation de ce dossier a donné lieu à un échange acerbe entre M. Marcourt et le député Maroy, ce dernier lui reprochant sa "passivité terrible" dans ce dossier.

"Vous êtes ministre des Médias, mais vous vous êtes comporté comme un notaire. Vous avez brillé par votre absence!", a attaqué le réformateur, accusant le socialiste liégeois d'avoir en réalité été du côté de Nethys dans ce conflit.

Visiblement agacé, M. Marcourt a rejeté ces propos. "Je ne suis pas du côté du propriétaire (d'EdA)", a-t-il répliqué. "Je suis pour la liberté de la presse".

Quant aux accusations de passivité, M. Marcourt a assuré avoir eu des contacts réguliers avec l'AJP et les syndicats d'EdA tout au long du conflit.

Il a également rappelé que, lorsqu'il était ministre wallon de l'Economie, il avait commandé en 2013 une étude auprès du consultant McKinsey pour revitaliser le secteur de la presse francophone grâce à une série de synergies.

"Le rapport a été remis, avec une programmation sur dix ans. Mais en raison de la rivalité entre éditeurs, ils ont préféré rester chacun chez soi...".