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La restructuration au sein des Editions de l'Avenir, où des licenciements secs devraient être annoncés dès la semaine prochaine, a fait l'objet d'un débat d'actualité, mercredi, au Parlement de Wallonie. 

Pour les parlementaires régionaux, tout comme pour le ministre-président Willy Borsus, "il ne peut être question de liste noire". "Que des journalistes soient menacés ou sanctionnés pour ce qu'ils ont écrit, c'est un scandale. J'espère que cette information ne se vérifiera pas", s'est ainsi emporté le chef de groupe socialiste au parlement wallon, Pierre-Yves Dermagne.

"Jamais nous n'accepterons que l'on vire ceux qui ont fait leur travail", a renchéri le député MR - et ancien journaliste de la RTBF - Olivier Maroy.

"La presse est un pilier de la démocratie qu'il faut respecter et défendre", leur a répondu Willy Borsus. "Solennellement, je vous l'assure: il ne pourra être question, à quelque moment que ce soit, de quelque liste que se soit", a-t-il ajouté.

Pour le ministre-président wallon, l'heure est venue "de rouvrir l'espace de dialogue afin, notamment de "clarifier les dispositions concernant le statut des journalistes et ce qui est exactement sur la table". "A cette condition, j'ai la conviction que l'on peut atteindre - ou au moins approcher fortement - les 45 départs volontaires voulus par le groupe", a-t-il ajouté.

Déjà vive, la tension est encore montée d'un cran en début de semaine, la direction des Editions de l'Avenir refusant de revoir les conditions de départ des journalistes dans le cadre du plan de restructuration du journal, propriété du groupe Nethys.

En décembre, le personnel et la direction s'étaient accordés sur le départ de 45 équivalents temps plein, dont 31,74 au sein de la rédaction du média.

Les candidats au départ ont jusqu'à jeudi minuit pour se faire connaître. Mais il apparait qu'ils sont très peu nombreux parmi les membres de la rédaction, conduisant la direction à envisager des licenciements secs qui seraient basés, selon les représentants du personnel, sur une "liste noire" dressée pour se débarrasser des journalistes "gênants".