Entreprise

Après avoir tenu vendredi des consultations avec leurs permanents et leurs délégués, lors duquel le plan de transformation de Proximus prévoyant 1900 suppressions d'emplois a été présenté, les syndicats annoncent une action de grève de 24h au sein de l'entreprise.

Concrètement, l'ensemble du personnel de Proximus observera un arrêt de travail, tous secteurs d'activité confondus. Les employés se rassembleront mardi dès 7h30 au pied des tours Proximus à Bruxelles.

Il ne devrait pas y avoir de piquets devant les entrées des différents lieux de travail mais les services à la clientèle, comme les call-centers, les points de vente, les techniciens, seront indisponibles jusqu’à mercredi matin au moins.

"Nos militants sont très remontés et choqués par les intentions de la direction. Ils sont déterminés à manifester leur mécontentement face à l'annonce de licenciements et leur soutien aux négociateurs", explique Stéphane Daussaint, responsable général de la CSC Transcom Proximus.

"Nous voulons montrer au management que le personnel mérite plus de respect et qu'il ne sera pas mangé tout cru. Il faut que les négociations se passent au mieux", signale Jean-Claude Philippon, président du SLFP Proximus.

L'action devrait être également soutenue par le syndicat socialiste.

La première réunion d'information et de consultation entre la direction et les syndicats de l'entreprise se tiendra mardi, justement.

La grève pourrait-elle se prolonger au-delà de mercredi matin ? "Tout dépendra de la teneur des discussions mardi avec la direction. Comme un préavis de grève a été déposé, les éventuels débrayages spontanés seront couverts", indique Stéphane Daussaint.

Les organisations syndicales de Proximus seront reçues lundi par le Premier ministre Charles Michel, le ministre de l'Emploi Kris Peeters et celui des Entreprises publiques Philippe De Backer. Le cabinet de Charles Michel a précisé vendredi qu'il s'agissait de mettre à disposition des syndicats les services du SPF Emploi afin de les aider dans les négociations avec la direction de Proximus.

"Je vais écouter ce qu'on aura à nous dire et signaler que nous attendons l'engagement du gouvernement à empêcher les licenciements; plaider aussi pour qu'une partie des dividendes de Proximus soit consacrée au plan d'économie de 240 millions d'euros que l'entreprise veut faire", annonce Stéphane Daussaint.