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Busé mercredi en commission de l’infrastructure de la Chambre sur son amendement pouvant lui permettre d’imposer des tarifs différenciés à Bruxelles-National, le secrétaire d’Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe (CD&V), a atterri jeudi avec le dossier en conseil des ministres. Et ici aussi, il a essuyé une fin de non-recevoir. Il faut dire qu’en validant la mise en place de tarifs différenciés selon les services proposés à Brussels Airport, le fédéral ouvre explicitement à BAC, gestionnaire de l’aéroport, la voie d’y exploiter un terminal low-cost ("LLB" du 26/02). Les ministres ont prié leur collègue Schouppe d’attendre que le dossier de transposition de la directive européenne sur les redevances aéroportuaires soit examiné par les experts des cabinets ministériels avant toute discussion. Il est donc reporté au conseil des ministres du 18 mars

Le projet du secrétaire d’Etat à la Mobilité passe mal, même auprès des compagnies aériennes opérant à Brussels Airport. Elles viennent juste de signer un accord sur la nouvelle période quinquennale (2011-2016) de régulation des tarifs à l’aéroport, laquelle débute dès le 31 mars et leur garantit une seule redevance aéroportuaire jusqu’en mars 2016. Le projet limite aussi fortement les pouvoirs d’appréciation du régulateur de l’exploitation du site, ce qui n’enchante pas non plus, à juste titre, le service de régulation.