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Les actions des contrôleurs aériens ont déjà coûté 4 millions d'euros à Brussels Airlines, selon les calculs de la compagnie aérienne, qui dit aussi nourrir des craintes pour sa "bonne" réputation. C'est pourquoi, elle appelle les parties impliquées dans le conflit à sortir de l'impasse. Voilà ce qu'on peut lire dans un courrier adressé par Christina Foerster, CEO de Brussels Airlines, à la direction de Skeyes, aux syndicats et à la guilde belge des contrôleurs aériens (BGATC), et dont Belga a pu prendre connaissance. Dans sa lettre, la CEO parle d'une "situation insoutenable" ayant de graves conséquences sur les activités et les résultats de Brussels Airlines. "Les limites du raisonnable ont depuis longtemps été dépassées (...) Nous comptons sur le fait que la situation sera rétablie dans un très proche avenir", complète-t-elle.

Maaike Andries, porte-parole de Brussels Airlines, confirme également l'estimation de 4 millions d'euros de dommages et intérêts dus aux annulations et retards multiples. Les actions de ces dernières semaines sont prises en compte dans ce calcul, ainsi que la grève nationale du 13 février à laquelle ont aussi participé les contrôleurs aériens.

"Brussels Airlines ne prend pas position pour l'une ou l'autre des parties. Nous voulons simplement trouver une solution à ce conflit social, le plus vite possible", précise Maaike Andries, porte-parole de Brussels Airlines.

Skeyes (ex-Belgocontrol), l'organisme en charge du contrôle aérien en Belgique, est confronté depuis plusieurs semaines à un conflit social après le dépôt d'un préavis de grève par la CSC et le syndicat libéral. Les tensions tournent notamment autour de l'organisation et de la charge de travail.

Une rencontre a lieu en ce moment entre direction et syndicats.