Entreprise Le protectionnisme du futur président américain inquiète une majorité de PME belges.

L’élection du candidat républicain Donald Trump aura créé une onde de choc à travers le monde. En Belgique, le futur locataire de la Maison Blanche ne semble pas être bien vu par une majorité d’entrepreneurs, si l’on en croit un sondage mené par le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI).

D’après ce sondage, 64 % des entrepreneurs belges craignent que l’élection de Donald Trump en tant que président des Etats-Unis ait une influence négative sur l’économie de notre pays. Seuls 10 % des indépendants et gérants de PME belges interrogés auraient voté pour Donald Trump s’ils avaient été américains. Et seul un entrepreneur sur cinq est convaincu que le nouveau président des Etats-Unis va modérer son ton et ses propositions politiques une fois installés à la Maison Blanche.

L’élection de Donald Trump a été une grande surprise pour les entrepreneurs belges : 7 % des personnes interrogées lui avaient donné une chance de conquérir la Maison Blanche. Parmi les indépendants et gérants de PME belges sondés, 10 % auraient voté, s’ils avaient été américains, pour le candidat républicain et 48 % en faveur d’Hillary Clinton.

"L’incertitude est grande"

Le nouveau président américain, qui est pourtant un businessman, était loin d’être le favori des entrepreneurs belges, relève la présidente du SNI, Christine Mattheeuws. En cause, notamment, son projet de protection du marché économique américain qui devrait avoir, selon les sondés, des conséquences négatives sur l’économie belge. Cette crainte est particulièrement exprimée par les PME qui font de l’export (83 % qui émettent de telles craintes). Seuls 4 % des entrepreneurs belges interrogés trouvent que la politique de Trump sera positive pour l’économie mondiale et l’économie belge. "Après le Brexit un peu plus tôt cette année, l’élection de Trump est le deuxième événement international important qui aura une influence sur l’économie belge et mondiale […] L’incertitude est grande pour les entreprises", observe la présidente du SNI.