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"La majorité silencieuse est constituée de personnes consciencieuses mais une minorité nous tient en otage", a réagi dimanche dans une interview accordée à Het Nieuwsblad Johan Decuyper, l'administrateur délégué de Skeyes, l'organisme chargé du contrôle aérien en Belgique. 

Le conflit social perdure chez les aiguilleurs du ciel, alors que les syndicats et la direction doivent se revoir mardi. Johan Decuyper a longtemps gardé le silence "pour ne pas torpiller le processus de négociation". Il sort toutefois de son mutisme pour dénoncer une question de pouvoir, et non pas de pression au travail, selon lui.

"La concertation se déroule bien avec les secrétaires de tous les syndicats", assure le directeur de Skeyes. Si les choses tournent mal après cette concertation, c'est la faute de la Guilde belge des Contrôleurs aériens, selon lui. Cette organisation professionnelle serait en conflit avec la direction depuis plusieurs années, le management reprenant certaines tâches à sa charge. Depuis la désignation de Johan Decuyper en 2013, l'association aurait peu à peu perdu de son pouvoir au sein de l'entreprise. N'étant pas présente à la table des négociations, l'organisation tenterait ainsi d'influencer le débat via les syndicats.

"Nous avons traité les 25 points du préavis de grève, l'accord a été approuvé par une majorité et sera détaillé en collaboration avec les syndicats", insiste le directeur. Toutefois, une procédure disciplinaire a été lancée à l'encontre du président de la Guilde. "Nous allons aborder certaines pratiques. Nous n'accepterons plus d'absences injustifiées et c'est le management qui gère l'entreprise, pas la Guilde", conclut l'administrateur délégué de Skeyes.