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Après l’arrêt automatique survenu le 18 décembre dernier, Tihange 1 va subir un nouvel arrêt estimé à trois semaines. Electrabel a décidé de couper la centrale, suite à la défaillance d’une pompe située dans le cœur de réacteur. Cette pompe sert à injecter des additifs chimiques dans l’eau du circuit primaire.

Après les multiples incidents survenus dans la partie non nucléaire des centrales belges, cette panne touche donc le cœur de réacteur de Tihange 1. Serge Dauby, porte-parole du site de Tihange, relativise néanmoins cette défaillance.

"Deux pompes servent à alimenter le circuit primaire d’eau en additifs chimiques, explique-t-il. L’une d’elles est tombée en panne et une troisième pompe de réserve a immédiatement pris le relais."

La centrale devait d’abord refroidir avant que ne débutent les réparations. Pour le moment, Electrabel communique aux marchés une indisponibilité d’environ trois semaines. "Nous n’avons voulu prendre aucun risque, ajoute Serge Dauby. La centrale aurait pu fonctionner avec deux pompes mais nous avons préféré l’arrêter complètement. Nous allons réparer la pompe défaillante et vérifier l’état des deux autres. Cela devrait prendre plus ou moins trois semaines. S’il faut usiner une pièce, cela pourrait prendre plus de temps."

Doel 3 et Tihange 2 sous pression

L’eau du circuit primaire est portée à très haute température par l’opération de fission nucléaire. L’échange thermique avec le circuit secondaire permet ensuite de générer la vapeur qui actionne les turbines nécessaires à la production d’électricité. Comme l’eau du circuit primaire évolue en circuit fermé, il faut lui ajouter des additifs chimiques. C’est l’une des pompes amenant ces additifs qui est tombée en panne.

Ce nouvel incident intervient alors que la pression s’accentue sur le gouvernement fédéral après la relance de Doel 3 et Tihange 2. Ce mardi, le ministre-Président de la Communauté germanophone a déclaré que Tihange 2 devrait être mis hors service aussi longtemps que des craintes existaient quant à sa sécurité. Oliver Paasch s’est exprimé en tant que président de l’Euregio Meuse-Rhin, une région qui s’étale sur les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique.