Entreprise

Gérard Mestrallet, le PDG de Suez, Jean-Pierre Hansen, le patron d'Electrabel et Etienne Davignon ont rencontré hier les membres du «kern» à propos de l'OPA de Suez sur Electrabel. L'objectif était de définir une «pax electrica». On sait que les principales familles politiques du pays sont d'accord avec le principe d'apporter les titres détenus par les communes dans Electrabel (4,57 pc) à l'offre de Suez. Le débat porte donc maintenant sur le réinvestissement avec l'argent récolté. Le groupe Suez ne semble pas avoir d'objections par rapport à certaines pistes avancées, notamment celle de la montée en puissance des communes dans les réseaux de distribution. Il faut dire que des décisions ont déjà été prises dans ce sens en Flandre. Et cela devrait se faire à Bruxelles et en Wallonie dans le cadre des accords existants. Autre possibilité: l'investissement dans le réseau de transport de gaz (Fluxys) et d'électricité (Elia). Comme prévu, Suez est prêt à négocier pour autant qu'il garde une participation majoritaire dans la société Fluxys et une participation financière dans Elia. La possibilité pour le holding communal d'investir dans Suez a également été évoquée. Pour ce qui est de l'ancrage en Belgique (notamment via la société européenne), le gouvernement semble vouloir examiner à quelles conditions cela pourrait se faire, mais n'avoir pas à ce stade de demandes particulières. Ces différentes pistes doivent être présentées aux Régions afin qu'elles puissent se retrouver dans la déclaration gouvernementale prévue le 11 octobre.

© La Libre Belgique 2005