Entreprise

Nicolas Vanderbiest, assistant à l’UCL, analyse la communication de crise de Volkswagen (VW), accusée de tricherie par les autorités américaines.

Volkswagen a rapidement fait son "mea culpa" sur cette histoire de trucage de moteurs. Est-ce que c’est courant ?

Ce n’est pas toujours le cas. Dans une cellule de crise, il y a toujours un débat entre les "communicants", qui sont en faveur du "mea culpa", et la cellule juridique qui est contre, car cela implique une culpabilité de l’entreprise. En général, ce sont les avocats qui prennent la main. Ici, les "communicants" ont gagné.

Pourquoi est-ce une bonne chose en communication de plaider rapidement coupable ?

Cette communication froide permet de couper toute tentative de polémique. Le "mea culpa" de VW s’insère parfaitement dans cette stratégie car nous avons une crise sans image. Les images atroces des scandales pétroliers avec BP ont créé beaucoup plus d’indignation et une crise émotive. Or les marques détestent les crises émotives, car elles ont l’impression de perdre des clients. Ici la presse est très gentille avec Volkswagen.

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