Une nouvelle salve de tarifs douaniers sur les produits chinois, comme le président Trump l'envisage pour mi-décembre, risque de coûter au moins un millier de dollars sur l'année aux consommateurs américains effaçant le bénéfice des réductions d'impôts de 2017, affirme une étude de JPMorgan.

Le coût des taxes douanières sur le budget des ménages américains va passer d'environ 600 dollars par an à 1.000 dollars si un surcroît de tarifs de 10% est appliqué sur 300 milliards de dollars de marchandises chinoises importées. 

Donald Trump et ses conseillers nient tout effet négatif des tarifs douaniers sur le consommateur. 

"Il n'y a absolument aucune preuve que le consommateur américain doive en supporter les conséquences", avait affirmé Peter Navarro, principal conseiller commercial de M. Trump dimanche sur CNN. Si l'administration Trump choisit d'infliger des droits de 25%, il en coûtera 1.500 dollars annuels à chaque ménage, ajoute l'étude obtenue par l'AFP. 

"Cela va effacer l'essentiel du bénéfice qu'ont tiré les ménages américains des réductions d'impôts du Tax Act de 2017", soit environ 1.300 dollars annuels, selon l'étude bancaire. 

Il pourrait s'en suivre un impact "immédiat" sur les dépenses de biens et services non-essentiels, les ménages devenant plus économes, avertit la banque dans ce rapport. 

"Contrairement au secteur agricole qui a reçu des subsides pour compenser l'impact des mesures de représailles chinoises, il n'y a pas de solution facile pour compenser les consommateurs", ajoute l'étude. 

Si les tarifs américains visent à décourager les importations de produits chinois, ce sont néanmoins les importateurs américains qui s'en acquittent et répercutent la hausse de leurs coûts sur les prix aux consommateurs. 

L'administration Trump avait d'abord menacé d'infliger 10% de taxes supplémentaires dès le 1er septembre sur 300 milliards de dollars d'importations de produits de grande consommation chinoise. 

Mais craignant des répercussions pour le portefeuille des consommateurs américains avant la saison des fêtes, le gouvernement a rétro-pédalé mi-août et reporté une partie de ces taxes à la mi-décembre.