Les Belges n'ont jamais autant investi en Bourse

D'après une analyse réalisée par la banque ING Belgique, un Belge sur cinq estime avoir épargné davantage en 2020, et une grande proportion de la population a décidé d'investir en Bourse.

Les Belges n'ont jamais autant investi en Bourse
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La Libre Eco

La banque ING a mené une grande enquête internationale et interrogé les Belges sur leur épargne dans le contexte de la crise liée à l'épidémie de coronavirus. Il ressort que durant les trois premiers trimestres de 2020, près de 20 milliards d’euros supplémentaires ont agrémenté le patrimoine des Belges.

Cet argent a principalement été déposé sur des comptes courants ou d’épargne, mais aussi investi. En neuf mois notamment, 5,8 milliards d’euros ont été placés en Bourse dans des actions cotées. Une première depuis le regain post-crise financière de 2008.

Les plus riches économisent plus

Dans le contexte de la pandémie, précisément 21 % des répondants affirment économiser plus, tandis que 28 % déclarent le contraire. Et pour un peu plus de la moitié des Belges, les habitudes d'épargne n'ont pas changé.

La forte hausse de l’épargne a majoritairement été observée au sein des ménages dont le revenu mensuel net est le plus élevé, notamment supérieur à 3 500 euros. "Ce constat n’est pas tellement étonnant dans la mesure où la hausse du chômage (temporaire ou non), et donc la baisse de revenus, a surtout été observée dans les secteurs avec les salaires les plus bas. Les personnes ayant un salaire plus bas ont, en outre, généralement tendance à consommer une plus grande partie de leurs revenus, et cette consommation se focalise sur des dépenses plus difficilement compressibles", analyse Charlotte de Montpellier, économiste chez ING Belgique.

6 milliards d'euros en Bourse

Dans un second temps, les flux vers le patrimoine des Belges pendant les trois premiers trimestres de 2020 se sont dirigés vers les marchés financiers, puisque près de 6 milliards d’euros ont été investis en Bourse.

"Les flux vers les actions cotées ont fortement augmenté avant tout en raison d’un regain d’activité des investisseurs, probablement grâce à davantage de temps disponible pour faire des transactions boursières et une volonté de profiter des fluctuations des marchés financiers", ajoute Charlotte de Montpellier,.

On notera cependant que les actions cotées représentent toujours une petite partie du patrimoine financier brut des Belges (4,7 % à la fin du troisième trimestre), loin derrière les fonds d’investissement (15,3 %) qui ont également connu un regain d’intérêt l'année dernière.

Enfin, d’après les données du patrimoine des Belges, l’épargne accumulée pendant la crise sanitaire ne s’est pas tournée vers les obligations, qui ont atteint une part historiquement faible (2,5 %) de leur patrimoine financier total.

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