Comment les Belges sont-ils devenus encore plus riches en 2021 ?

En divisant la richesse totale du Plat Pays par le nombre d’habitants, on obtient une richesse nette moyenne de 100 536 euros par Belge, après dettes.

Pour la BNB, la raison principale à cet enrichissement est la hausse des prix des actions.
Pour la BNB, la raison principale à cet enrichissement est la hausse des prix des actions. ©Shutterstock
La Libre Eco

D'après la Banque nationale de Belgique (BNB), les actifs financiers des Belges ont augmenté de 10 milliards d’euros au premier trimestre 2021, pour atteindre 1,16 milliard d’euros nets. Plus précisément, en divisant la richesse totale du Plat Pays par le nombre d’habitants (plus de 11,5 millions au 1er janvier), la richesse moyenne nette qui en découle est de 100 536 euros par Belge, après dettes.

Pour la BNB, la raison principale à cet enrichissement est la hausse des prix des actions au cours du premier trimestre. Les marchés boursiers ont en effet bénéficié de la reprise économique liée au déconfinement progressif.

Forte hausse des actions cotées

Les plus fortes hausses ont concerné les fonds d’investissement, dont la valeur a augmenté de 7,55 milliards d'euros, et les actions cotées qui ont augmenté de 4,15 milliards d'euros.

L'indice vedette Bel 20 de la Bourse de Bruxelles a notamment cru de 6,4 % au premier trimestre, et l’Eurostoxx50 d’un peu moins de 10 %.

De plus, les chiffres de la BNB montrent que les Belges ont amassé plus d’argent sur les comptes d’épargne (+2,8 milliards d'euros) et les comptes courants réglementés (+1,1 milliard d'euros). Comme en 2020, les Belges ont également investi dans des parts de fonds de placement (+2,3 milliards d’euros) et, dans une moindre mesure, dans des actions cotées (+0,6 milliard d’euros).

Moins d'intérêt pour les produits d'assurance

En outre, toujours au premier trimestre, l’intérêt pour les produits d’assurance et les titres de créance (obligations, bons de caisse...) a quant à lui diminué, avec 1,6 milliard d'euros de dépôts en moins dans chaque cas. En effet, ces produits d’investissement rapportent très peu en raison des faibles taux d’intérêt à long terme.

Enfin, bien que les Belges se soient enrichis en ce début d'année 2021, le phénomène s'accompagne d'une augmentation parallèle de l'endettement. Les dettes ont ainsi cru de 4 milliards d’euros à près de 320 milliards d'euros au total. Une hausse principalement ressentie dans les prêts hypothécaires.

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