Test-Achats demande au gouvernement d'intervenir sur les taux d'épargne

Selon l'association des consommateurs, les banques ne répercutent pas les taux d'intérêt plus élevés qu'elles reçoivent de la Banque centrale européenne.

 Lundi dernier, la banque en ligne Keytrade annonçait remonter ses taux d’intérêt sur l’épargne jusqu’à 1%.
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Test-Achats dénonce le fait que les grandes banques belges ne répercutent pas sur leurs clients les taux d'intérêt plus élevés qu'elles reçoivent de la Banque centrale européenne (BCE). L'association des consommateurs estime que le ministre fédéral des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V), devrait intervenir.

Sur l'argent qu'elles placent à la BCE, les banques perçoivent à nouveau des frais. Pendant des années, les taux de dépôt ont été négatifs, mais en juillet, la banque centrale les a portés à 0 %, pour les porter ensuite à 0,75 % début septembre et à 1,5 % fin octobre.

Mais les grandes banques - qui, pendant des années, ont dû continuer à verser un taux d'intérêt minimal de 0,11 % à leurs clients, alors qu'elles devaient également payer une pénalité à la BCE pour l'argent qu'elles avaient bloqué - ne partagent pas immédiatement le revenu des taux de dépôt avec leurs clients. Certains acteurs plus petits dans notre pays - CKV, NIBC Direct, MeDirect, Santander et Keytrade - ont déjà augmenté leurs taux d'épargne.

Pour l'instant, les grandes banques s'en tiennent au minimum d'une prime de base de 0,01 % et d'une prime de fidélité de 0,10 %. Test-Achats parle d'un "écart" dont ils "tirent de bons profits" et souhaite que les grands acteurs financiers proposent eux aussi des taux d'intérêt plus élevés. L'association des consommateurs écrit donc au ministre Vincent Van Peteghem : elle souhaite qu'il intervienne dans la politique tarifaire des banques.