Il s'agit d'une arnaque dans laquelle des escrocs proposent aux victimes de fraude à l'investissement de les aider à recouvrer leurs pertes, ou à récupérer les avoirs qu'elles ont perdus. "Ils peuvent par exemple leur suggérer de racheter leurs actions sans valeur ou de lancer pour eux une action en justice." Les sociétés irrégulièrement actives à l'encontre desquelles la FSMA met le public en garde sont "Action Refund" et "Private-Union".

"En général, les malfaiteurs contactent leurs victimes par téléphone ou par e-mail. La FSMA remarque toutefois que des victimes entrent en contact avec ces recovery rooms en faisant leurs propres recherches sur Internet ou sur les réseaux sociaux. [...] Souvent, leurs entreprises se font passer pour des cabinets d'avocats ou des comptables, mais peuvent aussi prétendre appartenir à la police ou aux services d'autorités de supervision financière". Ils n'hésitent pas à usurper les coordonnées d'entreprises ou d'instances officielles existantes. "De plus, ils demandent parfois aux victimes d'informer personne de leur offre, afin de ne pas entraver l'enquête."

Ils demandent toujours à être payés à l'avance pour leurs services. "Ce montant doit être versé pour couvrir, par exemple, certains frais administratifs ou juridiques ou pour payer des impôts. Il s'agit cependant de coûts purement fictifs. Une fois l'argent empoché, les fraudeurs disparaissent dans la nature et il est pratiquement impossible de récupérer les sommes versées. La FSMA déconseille absolument de donner suite à des propositions d'un tel genre."