Assuralia, l'union professionnelle des entreprises d'assurances, dénonce ce lundi la "façon déloyale" dont la nouvelle taxe sur les comptes-titres touchera les investisseurs, notamment ceux ayant souscrit à un produit d'investissement de la branche 23.

"Tous ceux qui ont opté pour une assurance-vie liée à des fonds d'investissement et souscrit des produits de la branche 23 proposés par des assureurs belges se trouvent défavorisés par rapport à ceux qui se sont adressés à une entreprise d'assurances étrangère, non soumise à cette même taxe", déplore l'organisation lundi dans un communiqué.

"C'est un coup de frein aux investissements que le secteur belge des assurances comptait faire dans l'économie belge à un moment où elle en a bien besoin", avertit Hein Lannoy, administrateur délégué d'Assuralia.

Pour le secteur des assurances, dans sa forme actuelle, cette taxe va en réalité "manquer sa cible".

"Aujourd'hui, les entreprises d'assurances établies au Luxembourg représentent environ 30 % des ventes en Belgique de produits d'assurances de la branche 23. Cette proportion ne va qu'augmenter. C'est une nouvelle défaite pour l'économie belge dans laquelle le secteur belge des assurances investit beaucoup", poursuit Hein Lannoy.

"En tant que secteur des assurances, nous étions pourtant prêts à proposer au ministre une solution pour taxer de la même manière tous les investisseurs en branche 23 pour les produits dépassant 1 000 000 euros. La décision actuelle crée une inégalité dont le petit épargnant et le secteur belge des assurances font les frais", peste Assuralia, qui se demande pourquoi une étude d'impact préalable de ces mesures n'a pas été réalisée.