Treizième épisode du "Dico de l'éco" : l'indexation

L’indexation des salaires permet de faire évoluer les salaires en fonction du coût de la vie. Pour le jauger, on utilise un index. Il a longtemps été calculé via l’indice des prix à la consommation. Composé de plusieurs centaines de produits, il permet de mesurer le coût de la vie pour les ménages.

Mais dans les années 1990, il a laissé sa place à l’indice santé, censé évoluer moins vite car il ne prend pas en compte le tabac, les boissons alcoolisées, l’essence et le diesel.

Dans la pratique, en cas de hausse de l’index, les salaires suivront le mouvement pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages. Et bien évidemment, il en va de même en cas de baisse.

Cette indexation est inscrite dans la loi pour les salaires de la fonction publique et pour les allocations sociales. Dans le secteur privé, elle est fixée grâce à des conventions collectives de travail (CTT).

Le système n’est toutefois pas généralisé : la Belgique, Chypre, le Luxembourg et Malte sont les derniers pays européens à l'utiliser.

Il est en effet critiqué par plusieurs institutions, notamment l’Union européenne et le FMI, ce qui a poussé la France, le Danemark ou encore les Pays-Bas à l’abandonner. Dans ces pays, la hausse des salaires doit systématiquement être négociée par les syndicats.