Jusqu'à deux-tiers des coûts de la facture n'ont rien à voir avec l'électricité en elle-même mais concernent des tarifs de réseau et des taxes. Ces coûts sont déterminés par les communes qui gèrent les réseaux d'électricité via les intercommunales.

La Flandre et la Wallonie comptent toutes deux une dizaine de zones de réseau, chacune ayant ses propres tarifs de distribution. Des ménages de Verviers ou de Courtrai paient jusqu'à 250 euros de plus qu'un ménage bruxellois. Les différences sont très importantes aussi au sein des régions. Par exemple, une famille de Hooglede paie 220 euros de moins par an qu'une famille de même taille avec la même consommation mais résidant à Staden, qui est située dans une autre zone de réseau.

Test Achats constate aussi que les petits consommateurs d'énergie tels que les ménages, les bureaux à domicile et les PME paient remarquablement plus que les gros consommateurs.

"Dans la zone de réseau de Gaselwest en Flandre occidentale, par exemple, une famille doit dépenser 201 euros par an pour 1.000 kWh. Pour le même service, un très gros client dans la même zone du réseau paie la somme dérisoire de 9,78 euros. Il est ainsi clair que dans certaines zones, les coûts plus faibles pour les grands consommateurs sont compensés par des coûts plus élevés pour les ménages", explique l'organisation de défense des consommateurs.

Test-Achats demande aux autorités une plus grande uniformité des tarifs de réseau par région et une révision des rabais dont bénéficient actuellement les grands consommateurs au détriment des petits.

L'organisation estime aussi que certains frais de fonctionnement n'ont pas leur place dans la facture et demande que les taxes, les prélèvements ou le financement des mécanismes de subvention en soient retirés. "Celle-ci doit être réduite à l'essentiel: l'électricité, son transport et sa distribution", conclut-elle.