Même si des voix s’élèvent déjà pour réclamer un congé spécifique pour les travailleurs confrontés à cette situation (le congé parental corona prend en effet fin le 30 septembre 2020), il n’existe pas, à l’heure actuelle, de possibilité de suspendre le contrat de travail spécifiquement pour cette circonstance particulière. Différents types de congés existent pour le travailleur qui fait face à cette situation. Moyennant l'accord de l'employeur, le travailleur peut prendre des jours de vacances légales, des jours de récupération d’heures supplémentaires, des jours de réduction du temps de travail ou des congés sans soldes.

Le congé pour raisons impérieuses permet au travailleur de s’absenter du travail en raison « d’événement imprévisible, indépendant du travail, qui requiert son intervention urgente et indispensable et ce, pour autant que l’exécution du contrat de travail rende impossible cette intervention ». Cependant, la convention collective de travail (CCT) n°45 qui règle le congé pour raisons impérieuses ne reprend pas, comme raison impérieuse, la fermeture des écoles/des classes. Toutefois, une disposition d’une CCT (sectorielle ou d’entreprise) ou du règlement de travail en vigueur dans l'entreprise pourrait le prévoir. éA défaut, rien n'empêche à l'employeur de l’accorder aux travailleurs sur la base d’un accord individuel", explique Catherine Legardien, Legal Expert chez Partena Professional. Ce type de congé est accordé le temps nécessaire avec un maximum de 10 jours par an. Il n’est en principe pas rémunéré, sauf convention contraire.

Impossible pour le travailleur de recourir au chômage temporaire en cas de fermeture de l'école de son enfant. Cette mesure ne peut être demandé que si le travailleur lui-même est mis en quarantaine. Il n’est donc pas possible d’invoquer cette cause de suspension du contrat de travail pour le travailleur qui doit rester à la maison pour garder son enfant mis en quarantaine.