Ce dernier préconise de mettre en place une assurance-crédit pour ces jeunes familles en compensation d'un apport personnel moindre. D'après le bureau de conseil, il leur sera plus difficile d'emprunter pour une maison en 2020 car la Banque nationale impose des règles plus strictes sur les crédits immobiliers. La plupart des jeunes qui achètent une habitation pour la première fois ne peuvent dès lors emprunter plus de 90% du montant de l'achat et doivent disposer de 10% de la valeur du bien, ainsi que des droits d'enregistrement et des frais de notaire pour l'achat et l'emprunt.

Mais, constate Immotheker Finotheker, de nombreuses jeunes familles ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour financer elles-mêmes une partie de l'achat et les coûts associés. Ce sont en particulier les moins de 35 ans qui doivent ainsi postposer leur achat, à moins que leurs parents ne leur donnent un coup de pouce.

Si les banques peuvent toujours accorder des prêts pour plus de 90% du montant, la Banque nationale limite leur nombre. Pour les primo-accédants dans ce cas de figure, cela ne peut en effet dépasser 35% des prêts qu'une institution accorde. Et 5% peuvent encore contracter un prêt allant jusqu'à 105%.

"Chaque banque détermine sa propre politique mais, dans la pratique, les banques et les assureurs réservent ces 35% aux revenus supérieurs. Ils n'autorisent rarement, voire jamais, des quotités (le rapport entre le montant emprunté et la valeur du bien) supérieures à 100%", analyse le bureau de conseil.

Les crédits immobiliers sont plus chers car les banques ont augmenté leurs marges bénéficiaires, dit encore Immotheker Finotheker. Les primo-accédants qui contractent un prêt avec une quotité supérieure à 90% doivent en outre souvent payer une majoration d'intérêt aux banques, par rapport aux acheteurs qui peuvent emprunter avec une quotité de 80% ou moins.

Le bureau de conseil préconise dès lors l'introduction d'une assurance-crédit pour les jeunes familles en compensation d'un apport personnel moindre. En cas de défaillance de l'emprunteur, le remboursement serait alors pris en charge par une compagnie d'assurances.