Devinette. Ils sont de plus en plus nombreux : près de 40, dont une dizaine très usuels. Il y en avait 31 en 2010. Ils grèvent petit à petit le financement de la sécurité sociale, mais sont de plus en plus prisés parce qu’ils augmentent à moindre coût le salaire poche des travailleurs. De quoi parle-t-on ? Des avantages extra-légaux évidemment. 

Un inventaire vient d’être réalisé, suite à une demande de la ministre des affaires sociales Maggie de Block en 2017 (Open VLD), par l’administration (SPF Affaires sociales), avec l’aide de l’ONSS, le cabinet spécialisé en RH SD Worx, avec le concours de l’Université d’Anvers. Le résultat principal, au-delà du fait que l’octroi des avantages salariaux alternatifs dépend très fort du secteur d’activité, est de circonscrire la valeur moyenne des différents avantages, ce qui donne une idée du poids économique de chacun de ces avantages.

30 800 euros la voiture

Ainsi apprend-on que la valeur moyenne d’une voiture de société se monte à 30  800 euros (d’où avantage de toute nature imposable de 1900 euros en moyenne). Quant aux chèques-repas, ceux qui en bénéficient ont en moyenne 1,130 euros par an. La participation moyenne de l’employeur dans le remboursement des indemnités de déplacement domicile-lieu de travail par transports en commun ? 700 euros par an. 

L’allocation vélo en moyenne ? 400 euros. Les bénéficiaires de l’avantage “actions ou warrants” de la société dans laquelle ils travaillent (il faut donc qu’elle soit cotée en Bourse) ont 13  400 euros en moyenne par an. Les participations bénéficiaires valent aussi leur pesant de salaire alternatif : 975 euros en moyenne. Et cetera, et cetera… 

Ecart "hommes-femmes"

L’écart de rémunération “hommes – femmes” se ressent également dans le paquet salarial complémentaire. Au sein d’une même organisation, les femmes reçoivent ainsi trois fois moins souvent une voiture de société que les hommes. Environ 17 % des travailleurs jouissent d’une voiture de société. Mais ce sont surtout les hommes qui en profitent : près d’un quart des salariés en ont une, contre moins de 12 % chez les femmes. Celles-ci reçoivent par contre plus souvent une autre allocation de mobilité.