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L'écart de rémunération homme-femme se ressent également dans le paquet salarial complémentaire. Au sein d'une même organisation, les femmes reçoivent ainsi trois fois moins souvent une voiture de société que les hommes, selon une étude du gestionnaire de ressources humaines SD Worx et de l'Antwerp Management School relayée par De Standaard et Het Nieuwsblad mardi. L'analyse a été effectuée à la demande du SPF Sécurité sociale et de l'Office national de la sécurité sociale (ONSS). Environ 17% des travailleurs jouissent d'une voiture de société. Mais ce sont surtout les hommes qui en profitent: près d'un quart des salariés en ont une, contre moins de 12% chez les femmes.

Celles-ci reçoivent par contre plus souvent une autre allocation de mobilité. Elles sont ainsi presque deux fois plus susceptibles de toucher une intervention financière pour le transport public. Elles bénéficient également plus souvent d'une indemnité vélo, ou d'une autre intervention financière, pour s'être déplacées avec leur propre voiture par exemple. Mais toutes ces interventions, même combinées, sont inférieures à ce que représente une voiture de société.

Selon l'étude, c'est toutefois le secteur qui détermine avant tout l'obtention ou non d'une certaine rémunération alternative. Ainsi, dans le secteur "information et communication", environ 63% des travailleurs disposent d'une voiture de société. Une proportion qui baisse déjà à 48% pour "les professions libérales et les activités scientifiques et techniques", à 37% pour la "production et la distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air refroidi" et à 34% pour les "activités financières et les assurances". Dans les autres secteurs, les pourcentages chutent. Par exemple, dans le domaine des soins de santé et de l'aide sociale, qui rassemble beaucoup plus de femmes, seulement 1,4% des travailleurs a une voiture de société.

Les différences selon les secteurs ne peuvent cependant pas expliquer complètement l'écart entre les hommes et les femmes. Le genre a aussi un impact majeur: pour 8 des 11 avantages évalués, les femmes entrent "beaucoup moins en considération pour bénéficier d'une certaine forme alternative de rémunération", pointe le SPF Sécurité sociale. Dans les organisations d'un même secteur et d'une taille similaire, les hommes ont au moins 2,9 fois plus souvent une voiture de société que leurs collègues féminines dont le statut et l'âge sont comparables.

L'âge a d'ailleurs également été au centre de l'étude, qui portait sur la population âgée de 17 à 66 ans. La tendance générale: les plus jeunes entrent moins en considération pour presque toutes les formes alternatives de rémunération, les indemnités de bicyclette et le remboursement des transports publics exceptés.

Concernant le statut, les ouvriers sont moins susceptibles de bénéficier de ce type de rémunération. "Les employés entrent 14,8 fois plus en considération pour les primes bénéficiaires et 42,7 fois plus pour une voiture de société", illustre le SPF.

Les avantages alternatifs étudiés étaient les avantages de téléphonie et d'internet (seuls soumis au paiement de cotisations de sécurité sociale), les titres-repas, les allocations familiales complémentaires, le remboursement des trajets entre le domicile et le lieu de travail (moyen de transport personnel et transports publics), l'utilisation privée de voitures de société, l'indemnité vélo, les actions ou warrants, les primes bénéficiaires et les écochèques.

La population étudiée était les travailleurs salariés assujettis à la sécurité sociale belge dans le secteur privé.

ATTENTION USERS: Le communiqué sur lequel est basée cette dépêche est disponible via le service PRpro.