74 % des Belges affirment avoir reçu une formation financière "excellente" ou "suffisante". Pourtant, 40 % de nos concitoyens ne sont pas capables de réussir un test dans lequel ils doivent relier des termes financiers à leurs définitions. Ils sont en quelque sorte des "analphabètes financiers".

C'est ce que révèle en tout cas le baromètre du prestataire de service financiers Intrum. Une enquête menée auprès de plus de 24.000 personnes dont 1004 Belges.

Dans le classement de l'alphabétisme financier, notre pays occupe la 17e place sur un classement qui compte 24 pays. Autrement dit, les Belges sont des "analphabètes financiers". Mais que signifie "l'alphabétisation financière"?

Selon les explications fournies par Guy Colpaert, CEO d'Intrum, il s'agit de " la capacité à comprendre comment gérer l’argent", c’est-à-dire l’ensemble des compétences qui nous permettent de prendre des décisions financières éclairées et efficaces.

Concrètement, ces mauvais résultats de la Belgique ont un impact sur les décisions financières prises par les ménages et leur mauvaise gestion en la matière. "Il est frappant de constater que plus de deux Belges sur trois (70 %) empruntent parfois de l’argent pour acheter quelque chose aux enfants. Ce chiffre est hallucinant" selon Gui Colpaert.

Les Flamands s'en tirent (un peu) mieux

Les parents flamands voient l’avenir avec plus d’optimisme que les parents wallons. C'est du moins ce que révèle le baromètre qui stipule que 27 % des parents flamands pensent que les enfants s’en sortiront moins bien financièrement qu’eux, alors que ce pourcentage monte à 34 % en Wallonie. 

Des phénomènes tels que le Black Friday amplifient encore cette frénésie acheteuse qui incite à la mauvaise gestion.

"Les gens se sentent presque obligés de dépenser de l’argent durant le Black Friday, alors qu’ils ne devraient pas, après mûre réflexion. La publicité et les réseaux sociaux jouent beaucoup sur les envies du consommateur. Le fait que le Black Friday soit devenu une mode en Belgique fait que les gens ne veulent pas aller à l’encontre de leurs amis ou des membres de leur famille qui dépensent beaucoup ce jour-là", dénonce Intrum.

Petit point positif pour notre pays : les Belges sont plutôt doués lorsqu'il s'agit de parler d'épargne. La Belgique obtient même de bons résultats, avec une 6e place sur 24.

Mais ces chiffres ne rassurent pas pour autant Intrum. "Les écoles belges ont clairement un retard à rattraper par rapport à leurs homologues européens sur le plan de l’éducation financière des élèves" conclut Guy Colpaert.

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