Les travailleurs belges célèbrent leur «jour de libération fiscale» 24 jours plus tôt qu'en 2013 et bénéficient de près de 4 000 € de plus en salaire annuel net.

Le Jour de libération fiscale et sociale est le jour où le salarié moyen arrête en théorie de payer des charges et des taxes et peut disposer à sa guise des fruits de son travail.

La particularité de cet indicateur de liberté économique est de rendre concrète la situation des salariés moyens de l’UE en intégrant la fiscalité sur le travail (charges sociales et impôt sur le revenu) et la consommation (TVA) de chaque pays. Les calculs des charges sociales patronales, salariales et des impôts sur le revenu sont faits par EU pour les 28 pays de l’UE. Et selon la 10e édition de cette étude, le "jour de libération fiscale" arrive donc 24 jours plus tôt pour les travailleurs du pas.

Les Français et les Autrichiens doivent travailler 4 jours supplémentaires à partir d'aujourd'hui pour gagner suffisamment pour leurs impôts.

Le salarié belge reste l'un des plus coûteux en Europe

Après avoir été le salarié le plus coûteux à l’embauche au sein de l’Union européenne pendant plusieurs années, le Belge est maintenant en 5ème position (après les Luxembourgeois, les Autrichiens, les Néerlandais et les Allemands) – il est cependant en 9ème position en termes de salaire net.

Un employeur belge doit dépenser 2,01€ pour accorder 1€ à un travailleur moyen après charges et taxes – une baisse par rapport en 2013 où le coût était de 2.43€.

Le taux d’imposition réel d’un employé belge (TVA inclue) est maintenant de 53.6%, comparé à la moyenne de 44.5% de l’UE. Le gouvernement belge collecte 29 326€ du salaire d’un employé belge moyen (avant la TVA) – le 2ème montant le plus haut d’Europe – Cela ne se traduit pas par une qualité des services publics à la hauteur de ce montant. Parmi les pays de l’EU, la Belgique se situe en 5ème position en 2018 dans le classement des systèmes de santé du Health Consumer Powerhouse ; en 10ème position pour la lecture, 9ème en sciences et 6ème en mathématiques dans le classement PISA des systèmes éducatifs; en 11ème position dans le rapport 2018 des Nations-Unies sur le bonheur dans le monde.

Jour de libération fiscale pour les salariés belges © Institut Molinari

James Rogers, l'auteur de cette étude, estime que les salariés de notre pays ont bénéficié de certaines mesures fiscales décidées par le gouvernement sortant, mais elles ont un coût malgré tout.

"Le “tax shift” a eu un impact positif sur l’économie et les citoyens belges: le taux de chômage a diminué, et le revenu disponible est en hausse. Néanmoins, les Belges paient trop pour leur gouvernement: beaucoup de nos voisins européens paient des impôts moins élevés tout en obtenant de meilleurs résultats en matière de soins de santé, d'éducation et de bien-être".