Les ménages belges sont de plus en plus nombreux à demander un crédit hypothécaire, principalement pour des achats immobiliers, des constructions ou des rénovations.

Selon les chiffres communiqués par Febelfin, le représentant du secteur financier, le nombre de demandes de crédit a connu au troisième trimestre 2019 une augmentation de 13,5%, hors refinancements, par rapport au même trimestre de l’année précédente. Le montant de crédit correspondant a également connu une hausse, de 14,4% précisément.

Rien qu'au troisième trimestre donc, environ 69.500 contrats de crédit hypothécaire ont été conclus pour un montant total d‘environ 9,4 milliards EUR (hors refinancements). Concrètement, cela signifie que le nombre de crédits octroyés rien que pour cette période a augmenté de 11% si on compare les chiffres à la même période l'année dernière. Des chiffres confirmés également par l’Union professionnelle du Crédit (UPC).

Parmi les éléments qui expliquent cet engouement pour le crédit, les taux très bas, qui dynamisent fortement les demandes de prêts.

Emprunter surtout pour rénover

Sur la base des chiffres publiés par la Banque Nationale de Belgique, ces taux très bas des crédits hypothécaires s’élevaient en août à 1,55% (pour les crédits à taux variable avec une période initiale de fixité du taux d’une durée inférieure à un an) et à 1,74% (pour les crédits avec une période initiale de fixité du taux d’une durée supérieure à 10 ans).

L’augmentation de l’octroi de crédit s’est manifestée pour toutes les destinations. Mais le nombre de crédits contractés pour la rénovation a enregistré la croissance la plus élevée en pourcentage, à savoir +21,6%. Ce qui équivaut à un peu plus de 2.500 contrats de crédit.

Le Belge a une sacrée brique dans le ventre et les chiffres de la Febelfin le confirment : le nombre de contrats de crédit pour l’achat d’un logement a progressé de 7,8% par rapport au troisième trimestre de 2018.

Et puis il y a ceux qui achètent pour construire. Moins nombreux que les autres candidats au crédit, ils représentent tout de même près de 450 contrats et impactent la courbe des demandes de près de 17%.

Pour quels montants ?

En toute logique, les montants demandés (et octroyés) varient en fonction des opérations pour lesquelles les candidats emprunteurs se présentent auprès de leur banque. Les moyens nécessaires à un achat sont différents de ceux octroyés pour une demande de rénovation ou d'une construction, ce qui impacte également le nombre de demande en la matière.

Pour l'achat d'un logement, le montant moyen emprunté a légèrement augmenté pour atteindre 163.000 euros au troisième trimestre 2019.

Concernant les montants liés aux demandes de construction, les chiffres communiqués par Febelfin démontrent une certaine stabilité avec un montant moyen de 175.000 euros.

Enfin pour la formule de crédit achat-rénovation, le montant moyen a augmenté pour atteindre 195.000 euros.

Notons par ailleurs que huit emprunteurs sur dix optent pour un taux d'intérêt fixe, plutôt qu'un taux d'intérêt variable. 

Autrement dit, le contexte favorable lié aux taux d'intérêt très bas n'incitent pas pour autant les ménages belges à emprunter sans réfléchir et cherchent un crédit avec un minimum de sécurité.

Chez Febelfin, on rappelle d'ailleurs que la prudence reste de mise, d'autant plus que, les banques le rappellent assez souvent : emprunter de l'argent coûte de l'argent.