La pension légale pour indépendants est toujours limitée malgré les nombreuses mesures légales intervenues depuis 2003. Il est donc conseillé de constituer soi-même sa pension complémentaire.

Ces pensions complémentaires ont été élaborées au fil du temps par le législateur pour permettre au pensionné indépendant de vivre décemment. Chaque type de pension complémentaire suit des règles, offre un degré de protection et est soumis à un traitement fiscal qui lui est propre. Ces pensions complémentaires peuvent se cumuler.

Autres moyens

L’indépendant peut se constituer individuellement une pension complémentaire par le biais de "la pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI)". Cette épargne, assortie d’un incitant fiscal important, est toutefois limitée à un plafond. A noter que les charges professionnelles sont déduites au taux marginal d’imposition.

Si l’indépendant est un dirigeant d’entreprise, la société au sein de laquelle il détient un mandat de gérant ou d’administrateur peut constituer en sa faveur un complément de pension "engagement individuel de pension (EIP)". L’avantage fiscal est attribué à la société qui paie les primes, primes qui sont limitées par la règle des 80 %. Le capital constitué est versé au mandataire.

Depuis le 1er juillet 2018, les indépendants qui exercent leur activité professionnelle en personne physique ont également la possibilité de se constituer une épargne supplémentaire par le biais "d’une convention de pension pour travailleurs indépendants (CPTI)".

Le bénéfice fiscal se traduit par une réduction d’impôt de 30 % sur les primes versées, pour autant que la règle des 80 % soit respectée.

A ces types de pension complémentaire peuvent encore s’ajouter l’épargne pension ouverte à tout citoyen et l’assurance-vie individuelle.