Les fonctionnaires semblent les plus attachés à leur travail et auraient moins l'intention de l'abandonner, même s'ils n'avaient plus besoin de rentrées financières stables. Poursuivre ou pas son travail si l'on décroche la timbale dépend du statut du travailleur, analyse ainsi Tempo-Team.

Les fonctionnaires tiennent fort à leur emploi et sont davantage enclins à continuer à travailler (47 %), même s'ils étaient plus riches de quelques millions d'euros. Une affirmation qui se vérifie moins pour les employés (42 %) et les ouvriers (38 %).

Ce sont surtout les fonctionnaires qui se disent contents de leur salaire (60 %), ce qui les pousserait à continuer à travailler, suivis par les employés et les ouvriers (respectivement 53 % et 45 %). À l'inverse, le groupe qui remettrait son C4 (certificat de chômage, NdlR) en cas de gain au Lotto, un travailleur sur trois, est aussi vaste que celui qui aimerait gagner davantage.

41 % des salariés travaillent uniquement pour l'argent

Moins de la moitié des travailleurs (41 %) disent toutefois venir travailler uniquement pour l'argent. Celui-ci ne suffit en effet pas pour rendre heureux. Les Belges le font aussi pour la sensation de fierté (34 %), parce qu'ils trouvent leur travail utile (42 %) ou qu'ils en retirent du plaisir (46 %).

Pour que le salaire soit considéré comme correct, il doit être en conformité avec les efforts consentis. Les travailleurs veulent que la politique salariale de leur entreprise ne soit pas déterminée lors de négociations d'arrière-boutique, mais de façon claire et loyale pour chacun. Ils accordent également beaucoup d'importance au salaire en fonction du travail accompli. Et c'est là que le bât blesse, pointe Tempo-Team, car une grande partie des travailleurs n'est pas d'accord avec la façon dont est fixée la rémunération.

L'enquête a été menée en ligne au 4e trimestre 2020 auprès d'un échantillon représentatif de 2.506 travailleurs et 269 employeurs.