On le sait, la décision de sortir du nucléaire en Belgique est actée pour 2025 par le gouvernement fédéral. Il est prévu que les sept réacteurs du royaume, répartis dans les deux centrales de Doel et de Tihange, soient progressivement mis à l'arrêt entre entre 2022 et 2025.

"Ce qui est sûr, c'est que 5 des 7 réacteurs vont fermer. Ils sont vieux, il y a des fissures. Aucun parti politique, ni l'opérateur ne demande leur prolongation de vie. Pour les deux autres, on verra en novembre de cette année", a précisé la ministre fédérale de l'Energie, Tinne Van der Straeten, sur les ondes de Bel RTL ce vendredi matin. En effet, le gouvernement fédéral se réserve toutefois la possibilité de retarder l'arrêt des deux réacteurs les moins vieux car il veut avant tout assurer la sécurité de l'approvisionnement électrique du pays.

La fermeture annoncée des centrales nucléaires pose surtout la question du coût que cela risque d'engendrer. Le consommateur va-t-il payer plus cher en électricité ? "Normalement, non", a répondu Tinne Van der Straeten. En tant que gouvernement, on a pris l'engagement que le coût sera compensé avec le budget de l'État. C'est un investissement dans notre sécurité d'approvisionnement."

Seulement, engager les finances publiques ne revient-il pas finalement à faire payer le citoyen, comme l'ont fait remarquer certains twittos ? Le Budget de l'Etat provenant en partie des taxes et impôts supportés par les citoyens, le financement de cette politique va forcément se répercuter sur eux.

D'ailleurs, dans les pays européens qui ont choisi de sortir du nucléaire, comme le Danemark ou l'Allemagne, l'électricité y est plus chère. "Il y a chez nous un Belge sur cinq qui a des problèmes pour payer ses factures d'électricité, nos entreprises payent aussi un prix assez élevé. On va faire en sorte que la facture n'augmente pas", a assuré la ministre.

Il faut toutefois noter que l'Etat et le citoyen restent distincts. L'Etat tire bien une partie de ses recettes des citoyens avec les impôts sur le revenu (IPP), mais aussi des entreprises avec l'impôt sur les sociétés (Isoc). D'autres types de taxes entrent aussi en jeu, telles que la TVA, les droits de douane, les droits d'accise (alcool, tabac, pétrole...), les recettes fiscales...

Par ailleurs, la progressivité de l'impôt fait en sorte que les citoyens les plus riches contribuent davantage que les moins riches, ce qui induit une certaine équité qu'on ne trouve pas dans le cas où chaque citoyen paye sa facture.