Selon des chiffres publiés ce mercredi par Via, l'association des titres-repas, la moitié de la population du pays attend l'obtention de ses titres-repas pour pouvoir faire ses courses alimentaires.

Des données provenant d'une étude commanditée par Via et menée auprès de 1.640 travailleurs bénéficiant de cet avantage.

"Nous voyons que dès le premier week-end qui suit la recharge de leur carte, une grande part des titres-repas sont utilisés par nos bénéficiaires chez le boulanger, l’épicier, le boucher ou encore en grande surface", déclare, par communiqué, Olivier Bouquet, le président de VIA.

L'office des statistiques, Statbel, avait démontre il y a peu que la part du budget consacré à l'alimentaire diminue chaque année en Belgique. "Le titre-repas permet d'enrayer ce phénomène selon notre étude puisque les bénéficiaires sondés confirment que les montants perçus par ces tickets est indispensable au budget alimentaire". 

Toujours selon cette étude, le titre-repas joue également un rôle dans la qualité de l’alimentation des travailleurs bénéficiaires. Via précise que un Belge sur trois déclare s’octroyer une meilleure qualité alimentaire grâce aux titres-repas et 63% des employeurs s’accordent sur le fait qu’il s’agit d’un budget alimentaire important pour le travailleur.

Olivier Bouquet estime enfin que ce dispositif "bénéficie largement à l’économie belge". "Les titres-repas ne pouvant être dépensés qu’en Belgique. Ainsi, pour 1 euro octroyé en titre-repas par l’employeur, 1,80 euro est dépensé dans notre économie locale. C’est une donnée importante, surtout lorsque l’on sait que certains de nos compatriotes préfèrent faire leurs courses dans des magasins frontaliers : cela représente 8 milliards d’euros qui s’envolent à l’étranger chaque année, selon Unizo et UCM".