Vendredi dernier, Le Soir relayait les propos du président de la FGTB, Thierry Bodson , selon lequel les salariés qui, l'an dernier, ont été contraints au chômage temporaire pour cause de force majeure en raison de la crise sanitaire devraient payer 1.000 à 1.500 euros d'impôts en plus. Pour faire correspondre le montant du chômage temporaire versé à 70% du salaire et non plus à 65%, le gouvernement Wilmès avait décidé de ramener le précompte professionnel de 26% à 15%. 

Selon le syndicat socialiste, il faudrait sur ce montant payer un surplus d'impôts, qu'il chiffre entre 1.000 et 1.500 euros. Interrogé jeudi à la Chambre par Marco Van Hees (PTB), Vincent Van Peteghem a rappelé qu'il avait été "clairement indiqué que la réduction du précompte" ne constituait pas "une diminution totale de l'impôt." "Les secrétariats sociaux ont déjà fait leurs calculs et ils arrivent à des résultats très différents de ceux de la FGTB", a-t-il ajouté. "Je regrette que de telles informations erronées soient diffusées. Cela ne fait qu'inquiéter les contribuables concernés. Il n'y a aucun IPP (Impôt sur les Personnes Physiques) supplémentaire. Cette mesure est neutre en termes de fiscalité globale." Le député communiste a appelé le ministre à taxer ce montant distinctement, comme cela a été fait pour le droit passerelle des indépendants. (Belga)