Investir en 2014 ?

Bye-bye, 2013 ! Mais comment préparer son portefeuille pour 2014 ?

Isabelle de Laminne
Investir en 2014 ?
©Clou

Alors que l’on attendait une grande rotation dans les portefeuilles en 2013, le mouvement des obligations vers les actions n’a pas eu lieu. Par contre, on a assisté à un glissement des liquidités vers les actions, ce qui a eu pour effet de doper les marchés boursiers. Les marchés américains ont été le moteur de la hausse boursière, et le Japon a créé la surprise par ses bonnes performances. Par contre, les marchés émergents ont déçu les investisseurs.

Comment orienter son portefeuille dans un environnement de taux bas, de croissance faible et où les analystes restent encore en attente d’un redressement des bénéfices des entreprises ? "Pour nous, les actions restent le meilleur choix en portefeuille. Elles y restent surpondérées, même si cette surpondération est revue légèrement à la baisse", note Dirk Thiels de chez KBC Asset Management.

Cette approche est également partagée par Thierry Masset, Chief Investment Officer chez ING Belgique. "Nous sommes favorables aux investissements en actions, car nous pensons qu’il y a un bon potentiel dans cette classe d’actifs. Nous les surpondérons dans les portefeuilles et nous pensons qu’il convient d’en avoir dans un portefeuille diversifié", avoue Thierry Masset.

Dans cette classe d’actifs, les analystes de KBC Asset Management marquent une préférence pour les actions à dividende élevé. Ils insistent également sur trois thèmes porteurs selon eux : l’émergence de la classe moyenne dans les pays émergents comme nouveau moteur structurel, les entreprises européennes, car la zone euro sort de la récession, et les petites et moyennes entreprises de la zone euro qui seront plus sensibles au redressement de l’économie. Le positionnement sur les émergents se justifie par les valorisations bon marché dans des pays qui sont moteurs de la croissance mondiale et sur un continent asiatique bien diversifié.

Par contre, les analystes d’ING restent encore très mitigés concernant les émergents. "Nous pensons qu’il est encore trop tôt pour revenir sur les marchés émergents", estime Thierry Masset.

D’un point de vue géographique, cet analyste avoue privilégier plutôt l’Europe et le Japon (avec une couverture sur la devise nipponne). La position sur les Etats-Unis est neutre à légèrement négative. "Ces derniers mois, les Bourses ont monté en raison des anticipations. Après cette phase d’anticipation, nous allons vraisemblablement vivre une période de consolidation qui sera cependant limitée en 2014. Il faudra attendre la concrétisation de la croissance des revenus des entreprises. Nous avons une préférence pour les valeurs cycliques plutôt que défensives", conseille Thierry Masset. Ce choix est également validé par les analystes de KBC Asset Management.

En ce qui concerne les obligations, les observateurs s’accordent à dire que le rally obligataire est en phase terminale. Les obligations sont vulnérables et la quête de rendement dans cette classe d’actifs doit aller se chercher, selon KBC Asset Management, dans la poche des obligations émergentes ou des obligations d’entreprises. Dans cette classe, ING privilégie cependant les obligations corporate investement grade et a une préférence pour le crédit européen. KBC Asset Management relève que ces obligations offrent encore de beaux spreads, mais ont des rendements faibles.Isabelle de Laminne