La place boursière bruxelloise a engrangé 54 milliards de capitalisation en 2019

La capitalisation totale des actions cotées sur Euronext Bruxelles a gonflé de 54 milliards d'euros en 2019, passant de 281 milliards fin 2018 à 335 milliards fin 2019, selon le bilan annuel publié jeudi par Euronext.

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La place boursière bruxelloise a engrangé 54 milliards de capitalisation en 2019
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La capitalisation totale des actions cotées sur Euronext Bruxelles a gonflé de 54 milliards d'euros en 2019, passant de 281 milliards fin 2018 à 335 milliards fin 2019, selon le bilan annuel publié jeudi par Euronext.

Les volumes ont, eux, connu une année plus compliquée. L'indice Bel20 a gagné 21,9% sur l'année et le Bel Mid 31,5%, tandis que le Bel Small a seulement pris 5,1%, inversant un peu la tendance observée ces derniers temps.

Parmi les dix plus grosses capitalisations bruxelloises, AB InBev a gagné 26% de sa valeur, soit un peu plus de 25 milliards d'euros. La biotech Argenx a tout simplement doublé sa valeur (de 3 à 6 milliards d'euros), tandis que celle d'Ageas a pris près de 31%.

Seules contre-performances du top 10: Colruyt a perdu près de 28% et UCB 0,56%.

Le volume journalier moyen a lui connu une "légère" baisse l'an dernier, à 435 millions d'euros, contre 491 millions l'année précédente.

Cette baisse "est en ligne avec celles observées sur les autres marchés européens", a relevé le CEO d'Euronext, Vincent Van Dessel. Le nombre moyen de transactions par jour était également en berne, à 65.749, assez loin des 77.223 enregistrées en 2019 qui représentaient alors un record.

Le marché des options s'est par contre très bien porté et a même "explosé" en termes de proportion, selon le CEO.

La part d'Euronext Bruxelles par rapport à l'ensemble du groupe Euronext pour ce qui concerne le marché des options sur actions est ainsi passée de 1,77% en 2018, à 2,66% en 2018 et enfin 3,16% en 2019.

Six introductions en Bourse sont intervenues l'an dernier, pour 10 "delistings" (sortie de la cote). Comme à leur habitude, les responsables d'Euronext Bruxelles ont formulé leurs priorités et recommandations à l'attention du futur gouvernement fédéral, "qu'il arrive en 2020, 21 ou 22". 

L'objectif premier, d'urgence capitale selon le CEO, est "d'encourager les investisseurs particuliers" en créant l'offre, c'est-à-dire en facilitant la cotation de sociétés belges.

Comme mesure incitative, les responsables avancent notamment une réduction du précompte mobilier pour les entreprises cotées, dont la proportion dépendrait de la taille de la société. "Cela ne pourrait que provoquer un win-win (...) c'est une mesure très simple" à un coût marginal, estime Vincent Van Dessel. Les avantages de la cotation sont nombreux, affirme-t-il. "Cela amène de la continuité, de la transparence, de la croissance, un ancrage et surtout cela crée des emplois."

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