L’œil du marché : "Les mouvements sur les taux obligataires poussent en arrière-plan les statistiques économiques"

Les Bourses européennes étaient en baisse ce jeudi matin peu après l'ouverture, affectées par la nouvelle débâcle des valeurs technologiques à Wall Street, tandis que la remontée des taux d'emprunt continuait d'agiter le marché avant une intervention du président de la Fed.

L’œil du marché : "Les mouvements sur les taux obligataires poussent en arrière-plan les statistiques économiques"
©Shutterstock
La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris cédait 0,28 % ce matin peu après l'ouverture, effaçant ses gains de la veille. Vers 09H20, l'indice vedette parisien CAC 40 cédait 16,33 points à 5.813,73 points, au lendemain d'une hausse de 0,35 %. De son côté, la Bourse de New York a clôturé en baisse hier soir à l'issue d'une séance en dents de scie, avec un nouveau plongeon du Nasdaq.

La tendance était également à la diminution pour les autres marchés européens en ce début de séance. A la Bourse de Francfort, le Dax affichait - 0,20 % à 9H50 (8H50 GMT), à 14 052.37 points, tout comme la Bourse de Londres où le FTSE-100 perdait 0,47 % à 6 643.95 points. Enfin, l'indice vedette de la Bourse de Bruxelles, le Bel 20, lâchait 0,81 %, à 3 801.00 points.

"Les mouvements sur les taux obligataires vont continuer d'être le moteur principal d'évolution des marchés actions dans les séances et les semaines à venir, poussant en arrière-plan les statistiques économiques", estime Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

"Ce qui va compter, c'est ce qui va se passer sur le taux à 10 ans américain et aussi sur les taux des pays périphériques de la zone euro", complète-t-il.

Le président de la Fed devrait arrêter l'hémorragie

Hier, la plupart des pays de la zone euro ont vu leurs taux monter d'entre 5 et 9 points de base. Le taux d'intérêt américain à dix ans s'est quant à lui à nouveau rapproché de la barre symbolique de 1,50 %. Ce jeudi, les rendements obligataires refluaient légèrement des deux côtés de l'Atlantique.

"Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell arrêtera probablement l'hémorragie (haussière sur les taux) lors d'un discours" prévu ce jeudi, relève pour sa part Ipek Ozkardeskaya, analyste chez SwissQuote.

"Mais tant que la baisse de Wall Street ne s'emballe pas, les marchés européens devraient faire preuve de résistance, étant moins concernés par les excès de valorisation" de certaines valeurs américaines, tempère toutefois Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Sur le même sujet