L’œil du marché : "Nous avons besoin d'un chiffre fort pour préserver la bonne humeur des investisseurs"

Les Bourses européennes ont ouvert légèrement dans le rouge ce mercredi matin, en attendant des chiffres sur l'inflation en zone euro et sur l'emploi américain, tandis que la propagation du variant Delta desservait l'industrie du voyage.

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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris marquait une pause ce matin. A 09H30, l'indice CAC 40 cédait 0,13 %, soit 8,32 points à 6.559,11 points au lendemain d'un léger rebond de 0,14 %.

Pour sa part, le Dax de la Bourse de Francfort perdait 0,22 % à 15 656.82 points, vers 9H25 (7H25 GMT), tandis que le FTSE-100 de la Bourse de Londres diminuait de 0,15 % à 7 076.81 points. Enfin, le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles lâchait 0,15 % à 4 152.31 points.

Pour cette dernière journée de juin, la première estimation de l'inflation en zone euro pour ce mois-ci sera au centre de l'attention des agents économiques et financiers. Puis ce sera au tour de l'enquête ADP, prélude au rapport officiel sur l'emploi aux Etats-Unis attendu vendredi.

Ces statistiques sont d'importance car elles pourraient influencer les décisions à venir des banques centrales américaine et européenne jusqu'ici très accommodantes pour soutenir la croissance.

"Nous avons besoin d'un chiffre fort pour préserver la bonne humeur des investisseurs", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, sans quoi "nous devrions assister à un mouvement de ventes" sur les marchés actions dans la foulée de la publication de l'enquête ADP.

Mardi, la confiance des consommateurs américains est ressortie nettement au-dessus des prévisions, permettant aux indices américains Nasdaq et S&P 500 de renouveler leurs records.

"La plupart des informations sur la reprise économique sont déjà intégrées dans les cours mais le rapport sur l'emploi de vendredi sera particulièrement surveillé et une nette amélioration devrait pousser la Fed à revoir son soutien plus tôt qu'anticipé ou prévu par les investisseurs", indique Saxo Banque dans une note matinale.

L'optimisme dans les perspectives de reprise semble plutôt tenir bon jusqu'à présent en dépit des craintes sanitaires liées au variant Delta dont la propagation pèse sur le secteur crucial du tourisme.

L'effondrement du tourisme international dû à la pandémie de Covid-19 pourrait entraîner une perte de plus de 4.000 milliards de dollars pour le PIB mondial sur les années 2020 et 2021, soit une fois et demi le PIB français, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced)

L'Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies (OMT) estime que 100 à 120 millions d'emplois directs liés au tourisme sont menacés.

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