Alstom décroche en Bourse après les dernières déclarations de son PDG

Le rachat de Bombardier va peser pendant plusieurs années.

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La Libre Eco avec AFP

Le titre Alstom cédait plus de 7 % à la Bourse de Paris, après que le PDG du constructeur ferroviaire, Henri Poupart-Lafarge, a affirmé qu'il faudrait trois ans pour digérer le rachat du concurrent Bombardier Transport. L'opération s'était conclue à la fin du mois de janvier 2021.

Vers 9H20 (7H20 GMT), l'action lâchait 7,65 % à 40,44 euros dans un marché en repli de 0,27 %. Depuis le début de l'année, elle s'affiche désormais en recul d'environ 13 %.

"Ca va prendre quelques années avant de créer un groupe homogène mais (...) en quelques mois, nous avons réussi à créer un groupe qui marche", a remarqué lundi Henri Poupart-Lafarge lors d'une conférence de presse en ligne, à la veille de la journée investisseurs du groupe.

"Maintenant, nous allons relancer la machine (...) pour livrer à la satisfaction des clients leurs trains", a-t-il ajouté.

Cela devrait obliger le groupe à sortir entre 1,6 et 1,9 milliard d'euros de cash au premier semestre, avec des flux de trésorerie "significativement négatifs" sur l'ensemble de l'exercice 2021-2022.

Le flux de trésorerie en ligne de mire

"Les objectifs à moyen terme d'Alstom sont globalement rassurants et la commande du premier trimestre est solide, mais le commentaire sur le free-cash flow (flux de trésorerie, ndlr) de l'exercice (2021/22) risque de susciter des questions", note John Plassard, responsable de l'investissement chez Mirabaud.

Le groupe agrandi, qui a réalisé un chiffre d'affaires pro forma de 14 milliards d'euros sur son exercice décalé 2020/21 (clos fin mars), est le numéro deux mondial du secteur, derrière le chinois CRRC et assez loin devant Siemens Mobility.

Il devrait dépasser les 6 milliards de prises de commandes sur le seul premier trimestre, dont les chiffres seront publiés le 20 juillet, a déjà annoncé M. Poupart-Lafarge.

La progression des ventes d'Alstom devrait selon lui dépasser les 5 % par an en moyenne d'ici 2025, "beaucoup plus vite que le marché", celui-ci étant attendu à "un peu moins de 3%".

La marge opérationnelle devrait quant à elle atteindre entre 8 et 10 % en 2024-2025, "au meilleur niveau de l'industrie".

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