La Bourse de New York chute à l'ouverture dans la crainte des variants du Covid-19

Wall Street chutait à l'ouverture ce jeudi, craignant les variants du coronavirus.

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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de New York chutait à l'ouverture jeudi, dans le sillage des Bourses européennes, craignant que les variants du coronavirus ne ralentissent l'économie mondiale.

A 14H00 GMT, l'indice Dow Jones perdait 1,27 % à 34.130 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, lâchait 1,40 % à 14.594,50 points et l'indice élargi S&P 500 abandonnait 1,34 % à 4.291,25 points. La veille, Wall Street avait conclu en légère hausse.

"Le marché est sur la défensive", a commenté Peter Cardillo, économiste en chef de Spartan Capital Security, évoquant deux facteurs.

L'un est "la peur du variant (Delta) du coronavirus. Le marché est saisi par la crainte que l'activité de l'économie mondiale ne ralentisse" à cause du retour en intensité de l'épidémie, a expliqué l'analyste à l'AFP.

Le Japon a décrété jeudi l'état d'urgence sanitaire à Tokyo pour les Jeux olympiques. L'Australie, où près de la moitié de la population est soumise à des mesures de confinement, a annoncé davantage de restrictions pour entrer sur le continent.

Nervosité

L'autre facteur expliquant la nervosité des investisseurs "est le fait que la Fed a évoqué le ralentissement des achats d'actifs" dans ses minutes publiées mercredi, qui ont rendu compte de sa dernière réunion monétaire des 15 et 16 juin, a souligné M. Cardillo.

"Même si ce n'est pas encore en vue, les investisseurs évoquent le fait que le président de la Fed Jerome Powell puisse annoncer ces mesures lors de la conférence annuelle de Jackson Hole (Wyoming) fin août", a souligné M. Cardillo.

Les rendements sur la dette américaines à 10 ans ne semblaient pourtant pas s'inquiéter de la perspective d'une diminution du soutien monétaire de l'institution.

Au lieu de se tendre, ils s'inscrivaient à la baisse, à 1,28 % contre 1,31 % la veille, ce qui laissait les analystes perplexes: "le niveau des taux n'est pas cohérent avec un renforcement de l'économie (...) ni avec le risque d'une inflation au-dessus de 2 % à long terme", s'étonnait Kathy Jones, stratégiste des produits à revenus fixe chez Schwab.

Un indicateur décevant sur le front de l'emploi a aussi surpris les marchés. Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage sont reparties à la hausse aux Etats-Unis, contredisant les attentes. Quelque 373.000 personnes se sont nouvellement inscrites au chômage, 2.000 de plus que la semaine d'avant, et 23.000 de plus que ce que prévoyaient les analystes.

Au rang des actions, les compagnies aériennes chutaient, reflétant les craintes de l'extension de la pandémie, comme Delta Airlines (-2,14 %) ou United (-2,01 %). Le croisiériste Carnival lâchait 3,65 %.

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