Wall Street en baisse après l'inflation américaine, au plus haut depuis 2008

La Bourse de New York ouvrait en légère baisse ce mardi après la forte inflation aux Etats-Unis au plus haut en juin depuis 2008.

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La Libre Eco avec AFP

Wall Street a ouvert en baisse mardi après la publication d'une inflation plus élevée que prévu aux Etats-Unis, tandis que les Bourses européennes restaient plutôt stables.

A Wall Street, vers 14H15 GMT, le Dow Jones perdait 0,16 %, le S&P 500 était stable et le Nasdaq remontait de 0,19 % après une ouverture en baisse.

Les prix à la consommation ont continué de grimper en juin aux Etats-Unis, et ont connu leur plus forte hausse depuis 2008, tant sur un mois que sur un an, selon l'indice CPI publié mardi par le département du Travail.

L'inflation s'est ainsi accélérée, et a atteint 5,4 % par rapport au mois de juin 2020, et 0,9 % par rapport au mois dernier. C'est également bien plus qu'attendu puisque les analystes tablaient sur un ralentissement de l'inflation sur un mois, à 0,5 % contre 0,6 % en mai.

Les principales places boursières européennes ne réagissaient que modérément à ces chiffres: Francfort grappillait 0,01 %, Londres perdait 0,01 %, tandis que Paris cédait 0,14 % et Milan 0,25 %.

Les marchés scrutent l'évolution des prix, car si l'inflation devenait galopante, les banques centrales pourraient réduire leur soutien plus tôt que prévu. Ces dernières ne cessent de marteler qu'elles accordent plus d'importance aux chiffres de la reprise économique qu'à l'inflation.

"Lors de son audition semestriel devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants, Jerome Powell devra justifier la position +dovish+ (accommodante) de la Fed (Banque centrale américaine) vis-à-vis de l'inflation transitoire", explique Sebastien Galy, analyste chez Nordea Investment.

"La question est de savoir si elle envisagera d'abord de réduire les prêts hypothécaires ou si elle modifiera simplement la pondération des risques des banques sur l'immobilier", ajoute-t-il.

Sur le marché obligataire, les rendements étaient orientés à la baisse après avoir déjà fortement reculé la semaine dernière. Le taux d'intérêt des obligations d'Etat américaines s'établissait à 1,35 %.

Bons résultats pour les bancaires

Les banques américaines ouvrent le bal de la saison des résultats semestriels.

JPMorgan Chase a fait état d'un bénéfice net qui s'est envolé de 155 % au deuxième trimestre, pour atteindre 11,9 milliards de dollars. Le titre perdait pourtant 1,13 % à 156,16 dollars.

Sa concurrente Goldman Sachs suivait le même tendance, en baisse de 1,27 % à 375,70 dollars. Le groupe était pourtant dopé par ses banquiers d'affaires, a vu son bénéfice net s'envoler à 5,3 milliards de dollars au deuxième trimestre.

L'aérien toujours déprimé

Comme la veille, le transport aérien souffrait sur fond d'inquiétudes quant à la propagation du variant Delta. Le groupe IAG (British Airways) perdait 1,85 % à 174 pence et EasyJet 1,91% à 882 pence.

De l'autre côté de la Manche, Air France-KLM reculait de 3,11 % à 3,86 euros et Aéroports de Paris de 1,09 % à 109,15 euros.

A Wall Street, Boeing perdait 3,15 % à 230,70 dollars. Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé avoir réduit la cadence de production de ses long-courriers 787 Dreamliner après l'apparition de nouveaux problèmes s'ajoutant à de précédents ennuis ayant déjà perturbé les livraisons.

Des nouvelles de l'auto

Stellantis, groupe né de la fusion de Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler, perdait 0,80 % à 16,34 euros. Le groupe automobile Fiat-Chrysler a été mis en examen mardi dans l'enquête en France sur le "Dieselgate", devenant ainsi le cinquième constructeur poursuivi concernant des suspectées fraudes aux contrôles antipollution de moteurs diesel, a indiqué son avocat à l'AFP.

Le groupe automobile Volkswagen (-0,50 % à 216,95) a revu mardi à la hausse son objectif de marge d'exploitation pour 2025, de 7-8 % à 8-9 %, grâce à l'électrification du marché.

L'Allemand Uwe Hochgeschurtz, actuel patron de Renault (-1,26 % à 32,60 euros) Allemagne, Autriche et Suisse, rejoint Stellantis où il va prendre la direction d'Opel.

Du côté du pétrole, des changes et du bitcoin

Vers 14H10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre gagnait 0,37 % à 75,45 dollars à Londres.

A New York, le baril de WTI pour août prenait 0,38 % à 74,38 dollars.

Dans le même temps, l'euro cédait 0,38 % face au billet vert, à 1,1816 dollar.

Le bitcoin perdait 1,15 % à 32.4702 dollars.

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