Wall Street ouvre sur une timide hausse

Les principaux indices new-yorkais démarraient dans le vert, le Nasdaq emmenant cette légère hausse.

Wall Street ouvre sur une timide hausse
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La Libre Eco avec AFP

Les marchés européens ralentissaient mardi, s'interrogeant sur la situation économique mondiale et le contexte politique en Chine, alors que la Bourse de New York passait dans le rouge après un ouverture en hausse.

Vers 14H10 GMT, Londres s'appréciait de 0,15 %, tandis que Francfort lâchait 0,41 % et Milan 0,21 %. Seule la place parisienne sortait du lot, grâce aux performances de Stellantis et de Société Générale, et gagnait 0,52 %.

La Bourse de New York évoluait dans le rouge malgré une ouverture en modeste hausse: le Dow Jones perdait 0,21 %, le S&P 500 0,24 % et le Nasdaq 0,57 %.

Les investisseurs redoutent qu'un durcissement réglementaire supplémentaire n'affecte le secteur des jeux vidéo en Chine, après un article du très officiel Economic Daily dans lequel les jeux vidéo, qui génèrent des milliards de yuans, sont qualifiés d'"opium mental" aux effets délétères sur le développement des mineurs.

Les marchés actions asiatiques ont reculé et, à Hong Kong, les actions des poids lourds du secteur comme Tencent (-5,81 %) et NetEase (-8 %) ont plongé.

"Les modifications apportées par la Chine à son cadre réglementaire à l'égard des grandes entreprises privées continuent d'effrayer les investisseurs boursiers du monde entier, car beaucoup se demandent encore quels secteurs seront les prochains visés", estime Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Par ailleurs, l'aversion au risque est toujours présente sur les marchés puisque les investisseurs gardent à l'esprit que les indicateurs montrent des signes de ralentissement de la reprise économique, également menacée par la propagation du variant Delta.

Sur le marché obligataire, les taux repartaient à la baisse après une remontée en début de journée. Le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans se rapprochait à nouveau du seuil de 1,15 %, dépassé à la baisse lundi en séance, à 1,16 %.

Alibaba ralentit

Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a annoncé un tassement de son bénéfice net au premier trimestre de son exercice décalé. Coté à Hong-Kong et à Wall Street, le groupe perdait 3,64 % à 192,82 dollars sur la place new-yorkaise.

Départ chez Activision Blizzard

L'éditeur américain de jeux vidéo Activision Blizzard (-3,32 % à 80,02 dollars), en pleine tempête après avoir été accusé d'avoir laissé s'installer discrimination et harcèlement au sein de l'entreprise, a annoncé le départ du responsable de la filiale Blizzard Entertainment.

PepsiCo se sépare de plusieurs marques

Le géant des boissons et des en-cas PepsiCo (+0,32 % à 156,88 dollars) a conclu un accord pour vendre plusieurs marques, dont Tropicana et Naked, pour un montant de 3,3 milliards de dollars.

Hausse du dividende chez BP

A Londres, le géant pétrolier BP grimpait de 3,12 % à 298 pence. Le groupe a dégagé plus de 3 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre et a annoncé une hausse du dividende et un programme de rachat d'actions, à la plus grande joie des investisseurs.

Les banques profitent

Standard Chartered (+0,66 % à 440 pence), très présent en Asie, a quasiment doublé son bénéfice net au premier semestre à 1,9 milliard de dollars et annoncé une reprise du dividende.

A Paris, le titre Société Générale grimpait de 6,47 % à 26,48 euros, se plaçant en tête du CAC 40. Le groupe bancaire a révisé à la hausse ses prévisions de revenus pour 2021 et signé sa meilleure performance depuis 2016.

L'automobile contrastée

Le constructeur allemand BMW (-5,47 % à 80,39 euros) a affiché au deuxième trimestre un bénéfice net record mais prévenu que la pénurie de puces pèserait certainement sur le reste de l'année.

Le titre Stellantis montait de 3,64 % à 16,97 euros. Le groupe, qui affiche une rentabilité record au premier semestre malgré la pénurie de semi-conducteurs, a révisé à la hausse son objectif de marge opérationnelle qui se situerait autour de 10 % sur l'année 2021.

Le pétrole remonte, l'euro recule

Les cours du pétrole chutaient vers 14H00 GMT, comme la veille où des inquiétudes sur la propagation du Covid-19 et le ralentissement des économies chinoises et américaines avaient pesé sur les prix. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre perdait 2,06 % à 71,39 dollars à Londres.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre reculait de 2,76 % à 69,29 dollars. L'euro reculait de 0,03 % par rapport au billet vert à 1,1867 dollar.

Le bitcoin perdait 1,01 % à 38.470 dollars.