L’œil du marché : "Le développement rapide du variant Delta rappelle aux investisseurs que l'impact sur la consommation des ménages peut être très négatif"

Les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge ce mardi, toujours inquiètes pour la reprise économique mondiale après un ralentissement de la croissance en Chine.

L’œil du marché : "Le développement rapide du variant Delta rappelle aux investisseurs que l'impact sur la consommation des ménages peut être très négatif"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris reculait de 0,44 % ce mardi matin. A 09H40 l'indice vedette CAC 40 lâchait 30,29 points à 6.808,48 points. Lundi, il a cédé 0,83 %.

De son côté, le Dax de la Bourse de Francfort perdait 0,38 % à 15 864.92 points, et le FTSE-100 de la Bourse de Londres 0,07 % à 7 149.13 points. L'indice vedette de la Bourse de Bruxelles le Bel 20 était quant à lui affiché à -0,43 % à 4 319.90 points.

Alors que l'indice était tout proche de son record historique de 2000, à 6944,77 points, la semaine dernière il enregistre son "premier couac", "rattrapé par les tensions géopolitiques et par des signes de ralentissement de croissance en Asie", selon Thierry Claudé, directeur adjoint de Kiplink Finance.

Un ralentissement de la production industrielle et des ventes de détail en juillet en Chine ont fait reculer la plupart des marchés actions lundi. Une tendance également observée dans la région de New York où l'activité manufacturière a ralenti.

Les investisseurs craignent que cette tendance ne se généralise à toute l'économie.

"Le développement rapide du variant Delta dans le monde, impactant notamment la consommation en Chine, a rappelé aux investisseurs que l'impact de l'épidémie sur la consommation des ménages pouvait être très négatif, malgré les campagnes de vaccination réussies dans les pays développés", explique Christian Parisot, analyste pour Aurel BGC.

L'emploi s'améliore au Royaume-Uni

Néanmoins en Europe, les chiffres de l'emploi continuent de s'améliorer au Royaume-Uni, grâce à la reprise économique, avec une baisse du taux de chômage (4,7 %) et un nombre record de postes à pourvoir.

Outre les doutes économiques et sanitaires, la situation en Afghanistan, où les talibans ont pris le contrôle après l'effondrement des forces gouvernementales, pèse sur le moral des investisseurs.

Les investisseurs guetteront aussi mardi une deuxième estimation du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro pour le deuxième trimestre et l'indice des ventes au détail pour juillet aux Etats-Unis.

Mercredi, le compte-rendu des échanges de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) sera la publication la plus attendue de la semaine et pourrait donner aux investisseurs plus d'informations sur les intentions de cette dernière.

Toujours moitié moins de voyageurs à Paris

Le trafic des aéroports parisiens a atteint en juillet son plus haut niveau depuis le début de la crise sanitaire en France, mais représente toujours moins de la moitié des volumes de juillet 2019. L'action Aéroports de Paris lâchait 0,93 % à 101,10 euros.

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