L’œil du marché : "Jusqu'à présent, la semaine n'a pas été formidable"

Les Bourses européennes ont entamé la journée de mercredi de façon disparate, en raison de la propagation du variant Delta et de la situation en Afghanistan.

L’œil du marché : "Jusqu'à présent, la semaine n'a pas été formidable"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris perdait du terrain (-0,16 %) après un début de semaine négatif. A 9H32, l'indice CAC 40 cédait 11 points à 6.808,84 points.

L'indice Dax de la

Bourse de Francfort

stagnait à +0,03 % à 15 926.66 points vers 9H35 (7H35 GMT). Le FTSE-100 de la

Bourse de Londres

était à l'arrêt à 7 181.57 points, tandis que le Bel 20 de la

Bourse de Bruxelles

gagnait 0,29 % à 4 335.69 points.

"Jusqu'à présent, la semaine n'a pas été formidable pour les marchés européens quand bien même les pertes ont été modérées comparé aux gains de ce mois-ci", note Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Les principaux indices américains ont également fini en territoire négatif mardi après une baisse plus forte qu'anticipé des ventes au détail aux Etats-Unis qui a coupé court à cinq séances boursières consécutives de hausse en renforçant les inquiétudes concernant le rythme de la reprise économique.

Au menu du jour, la publication après la clôture des marchés européens du compte-rendu des discussions de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de sa dernière réunion monétaire de juillet.

"Les investisseurs chercheront des indications sur une réduction à venir du soutien monétaire de la Réserve fédérale américaine" (Fed), indique Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

"Tout signe d'une réduction des achats d'actifs de la Fed pourrait avoir un impact significatif sur la tendance du marché parce que l'on parle d'un changement de l'un des piliers majeurs de la forte reprise des indices boursiers américains" après les creux de mars 2020, explique-t-elle.

Ainsi, poursuit-elle, "la Fed qui retire son soutien monétaire revient à couper l'herbe sous le pied des marchés" qui ont largement profité des liquidités qui ont été déversées massivement et très vite après le début de la pandémie.

Du côté des indicateurs, l'inflation au Royaume-Uni a ralenti à 2 % sur un an en juillet, après une hausse des prix de 2,5 % en juin.

Les investisseurs surveilleront également la deuxième estimation de l'inflation de juillet en zone euro.

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