L’œil du marché : "Il ne se passera rien ou presque avant la prise de parole de Jerome Powell dans le cadre du symposium de Jackson Hole"

Les Bourses européennes évoluaient en ordre dispersé à l'ouverture, se préparant aux annonces en provenance des Etats-Unis, où le discours du président de la Réserve fédérale américaine est très attendu.

L’œil du marché : "Il ne se passera rien ou presque avant la prise de parole de Jerome Powell dans le cadre du symposium de Jackson Hole"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris faisait du surplace (-0,03 %) à l'orée d'une séance tout entière tournée vers la prise de parole du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, dans l'après-midi au symposium de Jackson Hole. A 09H35, l'indice CAC 40 cédait 1,80 point à 6 664,23 points.

"Il ne se passera rien ou presque avant 16 heures. C'est à cette heure que Jerome Powell prendra la parole dans le cadre du symposium de Jackson Hole, événement qui permet aux marchés de préparer leur rentrée", analyse Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Très attendue par le marché, cette intervention du patron de la banque centrale américaine "pourrait bien jeter les bases d'une sorte de feuille de route à présenter lors de la réunion de septembre" de l'institution, note pour sa part Michael Hewson, analyste en chef de CMC Markets UK.

Même s'"il n'est pas du tout certain que le président de la Fed se montre précis sur le calendrier du 'tapering' (réduction progressive des achats d'actifs, Ndlr)", poursuit M. Le Liboux, alors que "les investisseurs veulent savoir si la mise en oeuvre pourrait avoir lieu au début du 4e trimestre (scénario volontariste), à la fin de l'année (scénario neutre) ou début 2022 (scénario accommodant)".

En amont de l'allocution de Jerome Powell, prévue à 14H00 GMT, une autre statistique phare sera à l'honneur : les chiffres de l'inflation PCE américaine pour juillet, dont l'accélération ces derniers mois justifient, pour certains membres de la Fed, de commencer d'ici la fin de l'année à mettre fin aux mesures ultra accommodantes consenties dans le cadre de la crise sanitaire.

Les revenus et dépenses des ménages américains pour juillet ainsi que la confiance des consommateurs de l'Université du Michigan pour août (estimation finale) complèteront l'agenda outre-Atlantique.

La

Bourse de Bruxelles

suivait l'exemple de sa voisine parisienne, le Bel 20 reculant de 0,29 % à 4 299,06 points. La

Bourse de Francfort

démarrait une nouvelle fois la journée à l'équilibre (+ 0,02 %), le DAX stagnant à 15 796,69 points. Seule la

Bourse de Londres

entamait la journée sur une véritable hausse, le FTSE-100 s'appréciant de 0,13 % à 7 134,44 points.