L’œil du marché : "Les investisseurs sont confrontés au fait que l'économie mondiale ralentit un peu plus vite que prévu"

Les Bourses européennes restaient prudentes et attentistes ce mercredi matin, après les chiffres montrant une baisse de l'activité économique en Chine, qui lestait les valeurs du luxe.

L’œil du marché : "Les investisseurs sont confrontés au fait que l'économie mondiale ralentit un peu plus vite que prévu"
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris évoluait autour de l'équilibre (-0,08 %). Vers 09H30, l'indice vedette CAC 40 perdait 5,99 points à 6.646,98 points, au lendemain d'une baisse de 0,36 %.

L'indice Dax de la

Bourse de Francfort

stagnait à -0,01 % à 15 720.81 points, vers 9H15 (7H15 GMT). Le FTSE-100 de la

Bourse de Londres

perdait 0,09 % à 7 027.91 points, et le Bel 20 de la

Bourse de Bruxelles

diminuait de 0,16 % à 4 166.02 points.

Les investisseurs restent sur leurs gardes quant à la reprise économique toujours fragile et soumise à de nombreuses pressions contradictoires, de ralentissement en raison de la pandémie mais aussi de surchauffe avec l'inflation.

Le Covid-19 pèse toujours sur l'activité, notamment en Chine: les ventes de détail ont connu en août leur plus faible progression depuis un an, avec une hausse de 2,5% alors que les analystes anticipaient un rythme de 7 %.

"Les restrictions aux déplacements en raison du variant Delta, ainsi que les inondations, ont clairement pesé sur les dépenses des ménages chinois", commente Tangi le Liboux, analyste du courtier d'Aurel BGC.

Pas de direction claire

De son côté, la production industrielle en Chine s'est affichée en août en hausse de 5,3 % sur un an, mais ce rythme est là aussi inférieur au mois précédent (6,4 %). En cours de séance, les investisseurs prendront connaissance des chiffres pour la production industrielle en zone euro et aux Etats-Unis.

Les investisseurs "sont confrontés au fait que l'économie mondiale ralentit un peu plus vite que prévu, de la Chine aux États-Unis et potentiellement en Europe", pointe aussi Sébastien Gally, de Nordea Investment.

Les marchés manquent de direction claire et n'en n'auront pas en l'absence "de visibilité à propos de la politique monétaire que pourrait suivre la Réserve fédérale américaine" dans une semaine, note Christopher Dembik, directeur stratégie et macroéconomie de Saxo Banque.

L'institution doit préciser la semaine prochaine la date du début de la baisse du soutien au marché via des rachats d'actifs, une politique qui a contribué au rebond des marchés depuis un an et demi.

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