Le prix du baril de pétrole continue de grimper : le Brent atteint son plus haut niveau depuis 2018

Sur fond de crise énergétique mondiale, les prix de l'or noir continuent de monter. Le baril de Brent a dépassé les 85 dollars en séance ce vendredi, une première depuis plus de trois ans.

Le prix du baril de pétrole continue de grimper : le Brent atteint son plus haut niveau depuis 2018
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La Libre Eco avec Belga

Les cours du pétrole continuaient vendredi leur ascension à la faveur des perspectives radieuses pour la demande, portant le baril de Brent à un nouveau sommet en trois ans. Vers 09H30 GMT (11H30 à Bruxelles), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre gagnait 0,98 % par rapport à la clôture de jeudi, à 84,82 dollars à Londres.

Le Brent a atteint peu avant 9H00 GMT 85,10 dollars, une première depuis le 10 octobre 2018.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de novembre s'appréciait de 0,90 % à 82,04 dollars.

En hausse d'environ 3 % sur la semaine, les deux contrats de référence en Europe et aux Etats-Unis devraient boucler ce soir leurs sixième et huitième hausse hebdomadaire, respectivement.

Les cours du brut sont "soutenus par la teneur haussière du rapport mensuel de l'AIE publié hier", estime Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a relevé jeudi ses prévisions pour la demande mondiale de pétrole en 2021 et 2022, pariant sur un fort appétit pour le brut en remplacement du gaz et du charbon devenus hors de prix.

La crise énergétique mondiale pourrait au total soutenir la demande de brut à hauteur de 500 000 barils supplémentaires par jour par rapport à la normale, calcule l'AIE.

"Même si la production continue d'augmenter comme prévu au cours des prochains mois, le marché pétrolier sera sous-approvisionné d'environ un million de barils par jour au quatrième trimestre", note M. Fritsch.

La baisse du dollar, de l'ordre de 0,6 % ces trois derniers jours face à un panier de monnaies, porte également les prix du brut, rendus moins coûteux aux investisseurs munis d'autres devises.

La hausse des prix du gaz jeudi, après une récente accalmie, a aussi "renforcé les perspectives de la demande de produits pétroliers", relève Stephen Brennock, de PVM.

Le marché de référence du gaz européen, le TTF (Title Transfer Facility) néerlandais, se relâchait vendredi en abandonnant vers 09H15 GMT 6,53 %, à 95,50 euros le mégawattheure (MWh). Il a atteint un record historique le 6 octobre à 162,12 euros.