Le PIB américain freine, mais Wall Street accélère

Malgré le ralentissement du PIB américain au troisième trimestre, Wall Street démarrait la journée à la hausse, toujours tirée par les bons résultats d'entreprises.

Le PIB américain freine, mais Wall Street accélère
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La Libre Eco avec AFP

La Bourse de New York a ouvert en hausse malgré l'annonce d'une croissance plus faible que prévu au troisième trimestre, mais après un indicateur de l'emploi favorable et des résultats d'entreprises encourageants. A 14H10 GMT, le Dow Jones avançait de 0,44 %, le Nasdaq de 0,70 %, tandis que le S&P 500 progressait de 0,59 %.

Les actions rebondissaient en début de séance après les replis de la veille, digérant une salve de résultats d'entreprises encourageants et de perspectives positives, allant de Caterpillar à Ford en passant par Merck.

Les investisseurs attendaient aussi, après la clôture, les comptes trimestriels des deux géants américains Apple et Amazon.

Des indicateurs aux accents divers

Du côté des indicateurs, "un calendrier mitigé a montré une première estimation du PIB du 3e trimestre bien en deçà des estimations", relevaient les analystes de Schwab.

La croissance américaine de juillet à septembre, grippée par la propagation du virus Delta, a fortement décéléré à 2 % en rythme annualisé alors que les analystes s'attendaient à 2,4 %.

Ces données constituent toutefois seulement "une rétrospective" de l'activité de l'été, soulignaient les analystes de Schwab qui pointaient plutôt les signes favorables du marché du travail.

Pour la quatrième semaine d'affilée, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont diminué et sont à un plus bas depuis la pandémie. La semaine dernière, elles ont reculé de 10 000, avec un total de 281 000 demandeurs, a annoncé le ministère du Travail.

Washington et le Congrès s'invitaient aussi dans l'esprit des investisseurs alors que "des surprises pourraient s'annoncer en terme d'accord ou non entre démocrates sur un cadre de dépenses sociales", notait Patrick O'Hare de Briefing.com, faisant état d'un certain optimisme dans les négociations.

Le président Joe Biden a annoncé jeudi les nouveaux contours de son plan de dépenses sociales et environnementales d'un montant diminué à 1.750 milliards de dollars pour obtenir le soutien de toutes les franges du parti démocrate.

Ford carbure au Super

Au rang des actions, Caterpillar grimpait de 2,59 % à 201,20 dollars.

Le groupe spécialisé dans la fabrication d'engins, d'équipement et de matériels de chantier, un poids lourd du Dow Jones, a vu son profit trimestriel grimper, porté par la forte demande dans le secteur de la construction. Il a réalisé un bénéfice opérationnel de 1,67 milliard de dollars de juillet à septembre, soit une hausse de 69 % sur un an.

Autre groupe majeur, le laboratoire américain Merck bondissait de 3,26 % à 84,11 dollars après avoir dépassé les attentes de Wall Street au troisième trimestre et revu ses ambitions annuelles à la hausse, espérant la commercialisation imminente de son antiviral oral expérimental contre le Covid-19.

Le titre de Ford était salué (+11,86 % à 17,36 dollars) après que le constructeur automobile eut annoncé, fort de résultats meilleurs que prévu, qu'il allait de nouveau distribuer des dividendes.

La première capitalisation de Wall Street, Apple, évoluait en nette hausse (+2,24 % à 152 dollars) en attendant l'annonce de ses résultats.

Les taux obligataires sur les bons du Trésor américain à 10 ans étaient relativement stables à 1,55 % contre 1,54 % la veille.

La réunion monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) s'est achevée "sans surprise" avec des taux inchangés et la poursuite de ses achats d'actifs, a relevé l'expert de Briefing.com.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a réaffirmé jeudi que l'institution ne relèverait pas ses taux avant de voir l'inflation durablement converger vers l'objectif de 2%, déjouant les anticipations des marchés d'une hausse dès 2022.