L’œil du marché : "En zone euro, le risque inflationniste inquiète moins qu'au Royaume-Uni ou qu'aux Etats-Unis"

Les Bourses européennes évoluaient en ordre dispersé ce jeudi matin, après la publication d'une série de résultats d'entreprises et avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

L’œil du marché : "En zone euro, le risque inflationniste inquiète moins qu'au Royaume-Uni ou qu'aux Etats-Unis"
©Shutterstock
La Libre Eco avec AFP

La Bourse de Paris évoluait en légère hausse de 0,23 % dans les premiers échanges jeudi. L'indice vedette CAC 40 avançait de 15,52 points à 6.769,04 points vers 9H25. La veille, il avait terminé en repli de 0,19 %.

Le Dax de la

Bourse de Francfort

perdait 0,19 % à 15 675.86 points, vers 9H15 (7H15 GMT). Le FTSE-100 de la

Bourse de Londres

baissait légèrement de 0,06 % à 7 249.09 points, tandis que le Bel 20 de la

Bourse de Bruxelles

était affiché à +0,58 % à 4 234.78 points.

"Les investisseurs comptent énormément sur la saison des résultats afin de supporter le cours des principaux indices, à juste titre au vu des bonnes publications", écrivent les analystes de Saxo Banque.

Sur le CAC, les publications de Capgemini, Airbus, Stellantis ont ainsi été bien reçues. "C'est un marché tiraillé de nombreux côtés mais extrêmement résilient qui fait face aux investisseurs depuis plusieurs semaines maintenant", décrit saxo Banque.

Car, outre les résultats, les enjeux macro-économiques ont refait surface avec les nombreuses réunions et décisions des banques centrales, qui doivent prendre en compte une inflation plus forte et tenace qu'attendu dans leurs politiques monétaires.

Jeudi, la Banque du Japon a abaissé ses prévisions macroéconomiques pour le pays alors qu'un peu plus tôt, la Banque du Canada a surpris les analystes en laissant comprendre qu'elle pouvait augmenter son taux directeur plus vite que prévu, et qu'elle allait mettre un terme à son programme de rachat de titres.

En début d'après-midi, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, tient une conférence de presse pour expliquer les décisions du comité monétaire. L'envolée de l'inflation sera au coeur des débats, mais ne devrait pas faire dévier la BCE de son cap, renvoyant à décembre le début de normalisation progressive de la politique monétaire.

"En zone euro, le risque inflationniste inquiète moins qu'au Royaume-Uni ou qu'aux Etats-Unis. Cela permet de justifier cette patience", explique Tangi le Liboux, du courtier Aurel BGC.

Aux Etats-Unis, les investisseurs s'impatientent de voir le vote des plans de dépenses de Joe Biden au Congrès, que le président souhaitait acter avant son départ pour l'Europe au cours de la journée. Sur le plan géopolitique, les rapports avec la Chine se tendent aussi, sur les télécommunications et Taiwan, ou avec la confirmation par le Pentagone du test d'un missile hypersonique par la Chine.

Satisfécits pour Capgemini, Airbus, Stellantis et Dassault Systèmes

Ces quatre groupes du CAC 40 ont publié leurs résultats avant l'ouverture, et étaient recherchés par les investisseurs. Le géant de l'informatique Capgemini qui a relevé ses prévisions de croissance pour l'année, gagnait 3,32 % à 194,30 euros, en haut de l'indice.

Même scénario pour Airbus (+2,62 % à 112,84 euros), qui entraînait dans son sillage l'équipementier aéronautique Safran (+1,75 % à 113,96 euros).

Le champion français du logiciel Dassault Systèmes a fait de même avec ses prévisions, et progressait de 1,34 % à 47,87 euros.

Stellantis gagnait lui 1,36 % à 17,78 euros, entraînant Valeo, qui évolue dans l'indice élargi SBF 120 (+1,13 % à 25,05 euros). A l'inverse, Renault reculait de 0,80 % à 31,11 euros.

A l'inverse, TotalEnergies perdait 0,91 % à 43,23 euros malgré un bénéfice à 4,6 milliards de dollars au troisième trimestre, essentiellement en raison de la remontée des cours des hydrocarbures

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